Identité culturelle et humanisme

De la Grèce antique à l'Europe moderne

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Paru le : 07/11/2011

 

Identité culturelle et humanisme
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Le cosmologiste ancien a aboli la distinction entre Grecs et Barbares pour rendre hommage au génie créateur de chaque homme. La globalisation, sous l'habit du cosmopolitisme postmoderne, donna le titre le plus noble à l'homme, celui de "personne". Au delà des nations, des classes, des couleurs, des conditions sociales, de l'intelligence individuelle, tous doivent jouir d'une égalité et d'une liberté existentielles irréductibles.

Dans un monde moderne où la personne humaine est érigée en valeur la plus élevée dans l'échelle existentielle, vivre ensemble représente un idéal, certes, fort souhaitable par tous, toutefois assez difficile à réaliser.

Dans les élans démesurés animés par la culture personnelle, l'homme a provoqué des catastrophes au plan national et international. Le cosmopolitisme postmoderne a engendré une crise grave qui a mis en cause son identité historique et en péril sa nouvelle identité. Dès lors, la personne risque d'être déracinée, de perdre l'authenticité de son existence, voire d'être ontologiquement défigurée.

Aujourd'hui, le progrès de l'humanité appelle les hommes à inventer un nouvel art de vivre, pour vivre ensemble et en paix. On ne peut le réaliser que si la prudence sert de guide. On ne peut l'appliquer que si la tolérance devient la règle principale. Le nouvel humanisme ne saurait réunir en harmonie le monde, si la clémence n'épouse pas l'équité, si la culture des uns n'embrasse pas la culture des autres.

Stamatios Tzitzis
Directeur de Recherche CNRS

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L'AUTEUR


Introduction

La liberté créatrice de l'homme le pousse à bâtir son identité. Il acquiert par là une unicité qui atteste les spécificités de son existence comme personne. Mais cette identité se construit à partir des racines qui plongent dans l'histoire de ses ancêtres et dans son héritage culturel. Il n'y a pas d'identité sans histoire ni culture.

L'histoire est témoignage et identification de faits et de personnes. La construction de la personnalité atteste une identité individuelle à partir de l'attachement de l'individu aux valeurs léguées, celles qui l'ont nourri et celles qu'il a choisies de plein gré. En effet, le présent que nous choisissons est interpellé par le passé que nous héritons.

Si la personne, figure emblématique de la création, impose sa marque dans son espace vital comme agent démiurgique, elle ne le fait point isolée dans l'enclos de son individualité. A côté du je il y a un tu et un lui qui traduisent la coexistence de l'homme avec les autres, ses semblables, comme coauteurs de leur histoire et de leur culture.

Dans un monde où la personne humaine est érigée en valeur la plus élevée dans l'échelle existentielle, vivre ensemble représente un idéal, certes, fort souhaitable par tous, toutefois assez difficile à réaliser. Car si la raison le dicte, les sentiments l'empêchent. Pourquoi ? Les sentiments n'inclinent pas au compromis que la raison réflexive veut concéder. Les sentiments veulent un homme qui ne déserte nullement son passé, pilier de l'identité personnelle.

Chaque continent et chaque pays ont leurs propres valeurs, sans exclure pour autant les valeurs qui sont semblables, compatibles ou contradictoires avec les autres pays ou continents. Chaque valeur représente un noyau de culture qui nourrit la personnalité de l'homme en vue de la construction de son identité.

Le cosmologiste ancien a aboli la distinction entre Grecs et Barbares pour rendre hommage au génie créateur de chaque homme. La globalisation, sous l'habit du cosmopolitisme postmoderne, donna le titre le plus noble à l'homme : personne. Au delà des nations, des classes, des couleurs, des conditions sociales, de l'intelligence individuelle, tous doivent jouir d'une égalité et d'une liberté existentielles irréductibles.

Dans les élans démesurés animés par la culture personnelle, l'homme a provoqué des catastrophes au plan national et international. Le cosmopolitisme postmoderne a engendré une crise grave qui a mis en cause son identité historique et en péril sa nouvelle identité. Dès lors, la personne risque d'être déracinée, de perdre l'authenticité de son existence, voire d'être ontologiquement défigurée.

Aujourd'hui, le progrès de l'humanité appelle les hommes à inventer un nouvel art de vivre, pour vivre ensemble et en paix. On ne peut le réaliser que si la prudence sert de guide. On ne peut l'appliquer que si la tolérance devient la règle principale. Le nouvel humanisme ne saurait réunir en harmonie le monde, si la clémence n'épouse pas l'équité, si la culture des uns n'embrasse pas la culture des autres.


DONNÉES TECHNIQUES


Pages82
ISBN9782915495874