Un coup d'état Nietzschéen

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Paru le : 25/04/2014

 

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LÀ OÙ FINIT L'ÉTAT, LÀ SEULEMENT COMMENCE L'ÊTRE HUMAIN QUI N'EST PAS SUPERFLU : "Une force conduite par Mavrocordato attaqua le palais, avec l'intention de capturer le colonel von Hartsheim avant le petit-déjeuner... Une force plus importante, conduite par Elias, était chargée de prendre d'assaut le quartier général de la police... Cette troupe disposait des meilleures armes que les Scythes avaient pu trouver, dont une mitrailleuse à trépied achetée en contrebande... Deux hommes armés de revolvers (l'un d'eux était Schlamminger, le philologue allemand) furent envoyés pour s'emparer du bureau de poste... Quelque part au fond des marais, à l'aube, un petit détachement de Coumans, commandés par le khan en personne, coupa les fils télégraphiques qui reliaient Coumantza au reste du monde... Cette action sauva indéniablement le coup d'État qui, par ailleurs, se déroula assez mal. " En novembre 1918, Georghiu Mavrocordato, hospodar héréditaire de Coumantza, bourgade roumaine sur la mer Noire, et ses amis du Club scythe (hétérogène association d'aventuriers et d'érudits, d'autochtones semi-barbares et de contrebandiers) décident de chasser par les armes la petite garnison allemande qui occupe la ville depuis la déroute roumaine de 1916. Leur putsch, plébiscité par une population bigarrée, instaure alors une mini-république des conseils, dont la Constitution est tout entière un florilège de citations de Nietzsche et dont les finances proviennent du vol d'un trésor antique. Si cet utopique apologue est d'abord prétexte à souligner la dimension subversive des écrits de Nietzsche, l'auteur y esquisse les précieuses convergences que l'autonomie, fût-elle temporaire, d'une zone se détachant de la mégamachine peut faire naître entre destins individuels et aspirations communautaires.

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Pages142
ReliureBroché
Format11 x 18 cm
ISBN9782915694710