L'amour est fort comme la mort et autres textes

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Paru le : 31/01/2013

 

L'amour est fort comme la mort et autres textes
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"Maintenant, tu demanderas : qu'est donc le détachement, pour qu'il cache en lui pareille puissance ? Le vrai détachement signifie que l'esprit se tient impassible dans tout ce qui lui arrive, que ce soit agréable ou douloureux, un honneur ou une honte, comme une large montagne se tient impassible sous un vent léger." Une méditation lumineuse, une parole vivante conviant à l'apaisement et à la contemplation.

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L'AUTEUR


On sait fort peu de choses de la vie de maître Eckhart. Il naquit, croit-on, vers 1260, près de Gotha, dans le bourg de Hochheim dont son père, de famille noble, aurait été bailli. Il dut entrer de bonne heure dans le couvent des dominicains d'Erfurt, dont on sait qu'il était prieur dans les dernières années du XIIIe siècle, en même temps que vicaire de Thuringe, c'est-à-dire, inspecteur des couvents de cette province. On pense qu'il fréquenta les universités de Strasbourg et de Cologne. De là il dut être envoyé à l'université de Paris, puisqu'il était, en 1302, sacrae theologiae magister . En 1304, il est provincial de la province de Saxe, et en 1307, vicaire général de Bohême. En 1311, il est élu supérieur de la province d'Allemagne (Haute-Allemagne et Rhénanie), puis fait son second séjour à Paris. Nous le trouvons ensuite professeur de théologie à Strasbourg, puis à Cologne où l'on pense qu'il passa les dernières années de sa vie. En 1325, le pape Jean XXIII charge le dominicain Nicolas de Strasbourg d'examiner sa doctrine et il sort de cette épreuve à son avantage. Mais en 1326, l'archevêque de Cologne, Henri de Virnebourg, lui intente un procès en inquisition. Les 14 et 15 janvier 1327, Nicolas de Strasbourg, vicaire de la province d'Allemagne, s'appuyant sur le privilège d'exemption des dominicains, conteste à l'archevêque le droit de faire comparaître maître Eckhart devant son tribunal. Fort de l'appui unanime de son ordre, Eckhart fait lui-même appel au Saint-Siège, le 24 janvier, et lit, dans l'église des Dominicains le vendredi 13 février 1327 une déclaration solennelle protestant de l'orthodoxie de ses intentions et rétractant volontiers d'avance toute erreur dont on pourrait le convaincre. Le 22 février, la commission chargée d'instruire son procès notifie à maître Eckhart que son recours à Rome est rejeté. A partir de cette date, on n'a plus la moindre indication sur les faits et gestes du maître. Comme Lao-Tseu, il disparaît sans laisser de traces. On sait seulement par le dernier paragraphe de la bulle de Jean XXII, du 27 mars 1329, condamnant dix-sept sentences d'Eckhart, que ce dernier était mort à cette date. La démarche du dominicain y est ainsi critiquée : "Il a voulu en savoir plus qu'il ne convenait".


DONNÉES TECHNIQUES


Pages112
ReliurePoche
Format11.2 x 17.8 x 1 cm
Poids82 g
ISBN9782070450589