L’école et le contenu des programmes

Le débat sur le contenu des programmes scolaires (la « théorie du genre » par exemple) peut sembler stérile.

Sans être passéiste, quand on enquiquinait les enfants à leur apprendre les tables de multiplication et « 1515 Marignan », aucune polémique n’était envisageable puisque c’est vrai.

Donc si on essayait de leur apprendre d’abord des choses vraies et non la Vérité car « qu’est-ce que la vérité ? » demandait Ponce-Pilate à Jésus ?

Certes, il faut apprendre à penser. Mais c’est le rôle de matières comme les mathématiques et la philosophie. Ce n’est d’ailleurs qu’au Siècle des Lumières que les philosophes ont cessé d’être mathématiciens car Descartes, Pascal et Leibniz ont été … quoi ? de grands scientifiques ou de grands philosophes. Les deux. Quoique beaucoup de scientifiques anglo-saxons, tels que Bertrand Russell, ont aussi été des philosophes de haut niveau quoique négligés voire méprisés sur le continent. Car en Europe continentale, on ne jure que par la philosophie allemande et les post-modernes. Or comme disait Roger Nimier :

La philo n’est pas mal non plus. Malheureusement, elle est comme la Russie : pleine de marécages et souvent envahie par les Allemands. (in Le Hussard Bleu).

Cependant, au primaire comme au collège, il est un peu tôt pour enseigner la philosophie.

En revanche, au lycée, les élèves reçoivent un enseignement de philosophie pour le moins sommaire, quand ils l’écoutent. En terminale, je ne l’écoutais pas et je ne suis ni meilleur ni pire qu’un élève actuel.

En outre, l’enseignement du français hésite entre histoire de la littérature – chronologique ou thématique, peu importe – et apprentissage de l’expression écrite. Et les professeurs de français, par goût et par disposition personnels, privilégient souvent l’un au dépens de l’autre.

Il serait peut-être souhaitable de remplacer ces deux enseignements par deux matières qui seraient Expression écrite et orale, d’une part, Histoire de la pensée, scientifique, littéraire et philosophique, d’autre part.

Et ce dès la seconde, car apprendre à penser prend plus de trois années scolaires. C’est le travail d’une vie.

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