Facebook en Bourse

Que dire de cette introduction en Bourse ? Que je n’achèterais pas … La valeur économique de Facebook dépend de son volume de publicités. Or si vous fréquentez Facebook, vous regardez assez peu les publicités, ce n’est pas dans l’ « ambiance » de Facebook. Au mieux, acheteriez-vous un jeu.

Est-ce un hasard si General Motors vient d’annoncer qu’il cessait la publicité sur Facebook pour cause de faible retour ? Et sans être GM, par expérience personnelle, je peux vous assurer que malgré une couverture de 95% de la cible, un taux de clics excellent selon les critères Facebook, des « j’aime », des « poke », etc … le taux de retour est très faible. Si deux entreprises, comme GM et une (T)TPE comme la mienne ont un vécu similaire …

Facebook est-il à terme condamné ? Même si des déceptions en Bourse sont à craindre, parions que Facebook finira à la façon de Wikipedia, géré par une fondation de passionnés. Car Facebook correspond à un besoin de convivialité et de lien social. Sa monétisation potentielle est beaucoup plus hypothétique.

Faut-il pour autant condamner la Bourse tel le Mélenchon tonitruant ? Pas si sûr, certes le discrédit actuel est fort. Mais « abusus non tollit usum » (l’abus ne condamne pas l’usage) et la Bourse devrait redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cessé d’être : un lieu de financement de l’économie, au risque important mais maîtrisable. Or c’est devenu un casino, et tout le monde sait que tous les joueurs espèrent y gagner mais que seul le propriétaire du casino est gagnant.

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