Asli Erdogan. Rejet de sa demande de mise en liberté

Asli Erdogan

Asli Erdogan est un écrivain turc né en 1967 qui occupe une place importante dans le roman turc depuis les années 1990. Ses romans sont courts, très concentrés. Son style d’écriture ne manque pas d’une certaine cruauté. Mais derrière l’allégorie se dissimule, à peine, une description – souvent critique, évidemment, de la société turque contemporaine.

5 de ses oeuvres ont été traduites en français principalement chez Actes Sud :

Le rythme de ses publications a diminué ces dernières années car son militantisme intense a repoussé sans cesse ses projets littéraires. Elle contribue en particulier au journal d’opposition Özgür Gündem.

Ceci aurait suffit au pouvoir actuel pour procéder à son arrestation le 16août dans le cadre de la répression d’après-putsch. Mais son engagement fort en faveur des Kurdes n’aura certainement pas plaidé en sa faveur. Son tyran d’homonyme sous prétexte de lutte contre Daesh se lance depuis quelque temps dans la chasse aux Kurdes syriens. Or l’approbation aussi tacite que veule des Occidentaux ne semble pas lui suffir. Car la moindre critique semble incompatible avec sa perception de la démocratie.

Une pétition est d’ailleurs en cours pour demander sa libération. Vous pouvez toujours la signer même si vous ne lisez pas couramment le turc :

Free Asli Erdogan sur change.org


La Croix. fr (8 septembre 2016). Le témoignage de l’éditeur d’Asli Erdogan, écrivaine turque emprisonnée

Le 5 septembre 2016, la demande de libération immédiate de l’écrivaine turque Asli Erdogan a été rejetée. Son éditeur chez Actes Sud, Timour Muhidine (1), revient sur le parcours de cette auteure singulière, emprisonnée par le gouvernement turc depuis le 17 août … (la suite sur le site de La Croix)

Le Point.fr (6 septembre 2016). Turquie : la romancière Asli Erdogan reste en prison

La demande de libération de la romancière a été rejetée. La militante de 49 ans est emprisonnée depuis la mi-août pour des articles dans un journal pro-kurde … (la suite sur le site du Point)

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