Direction des Ressources Humaines ?

drh-direction-ressources-humainesSi vous êtes salariés, vous avez tous eu affaire à la Direction des Ressources Humaines, la fameuse DRH.

Un temps de néologismes

Notre époque n’est probablement pas si différente qu’on le croit généralement de celles qui l’ont précédée. C’est intéressant de se valoriser d’une certaine manière par des sentences médiatiques telles que « une période sans précédent », « une nouvelle civilisation », « le monde ne sera plus jamais comme avant ». Mais les archéologues, trop silencieux sur ce point, pourront vous dire qu’on retrouve en d’autres mots ce type de considération sur des tablettes cunéiformes. Et il suffit de relire, un peu, la République pour constater que le grand Platon n’échappait pas à ce tic de langage.

Néanmoins, les 20 ou 30 dernières années ont vu la floraison d’une myriade de néologismes. Le politiquement correct en est une source inépuisable : on ne dit plus « concierge » mais « gardienne », « aveugle » mais « non-voyant », « nain » mais « personne de petite taille ».

L’apparition de nouvelles techniques ou technologies en est également une source, légitime quant à elle. A concepts nouveaux, mots nouveaux, même l’Eglise catholique (voir le Lexicon Recentis Latinitatis, ParvumVerborum Novatorum Lexicum) se voit obligée d’inventer de nouveaux mots latins pour des innovations car rappelons aux distraits que Cicéron n’avait pas le téléphone et que Jules César ne twittait pas pendant les séances du Sénat.

Oublions les expressions journalistiques éphémères telles la démodée « bouteille à l’encre » et « le bébé jeté avec l’eau du bain » qui doit être grand-père. A moins que le « je suis dans l’action » qui remplace le « je fais », ou le « faire France » successeur de « être patriotes » (je n’ai pas dit nationalistes), ne soient le signe d’un recentrage anthropologique ou d’un changement de paradigme. Et vous aurez noté que ces deux dernières expressions sont également des substituts à « changement d’état d’esprit ».

« Direction des Ressources Humaines » échappe-t-il à ces catégories et n’est-il qu’une mode vide de sens ?

Une réalité d’entreprise

Une nouvelle économie de services

Il n’a échappé à personne que les sociétés modernes, occidentale en particulier, sont passées de la prépondérance du secteur primaire (agriculture, pêche et exploitations minières) et du secteur secondaire (industrie) ou secteur tertiaire (économie de services).

Dans une économie tertiaire, la ressource principale n’est plus la terre nourricière, ni l’usine et ses machines mais l’homme, son intelligence et sa capacité à traiter des informations.

Le terme « Direction des Ressources Humaines » prend donc bien en compte cette évolution et semble en manifester une prise de conscience salutaire. Il mérite donc d’être retenu avec plus de considération que certains néologismes fantaisistes quand ils ne sont pas simplement pédants.

Les spécialistes du plan social ?

Certains ne manqueront pas de relever que le rôle le plus spectaculaire des Directions des Ressources Humaines est souvent d’organiser les plans d’économies qui se traduisent assez généralement par des plans sociaux et donc des licenciements francs ou déguisés derrière les désormais célèbres « suppressions de postes sans licenciements ».

Il est donc étrange de voir une direction se débarrasser de la ressource qu’elle est censée gérer. Mais constatons en premier lieu que les Directions des Ressources Humaines n’ont pas d’autonomie de décision et ne font que ce qu’on leur demande de faire. Existe-t-il des départements dans l’entreprise qui puissent imposer leur volonté à la Direction ? Etonnamment oui. Dans les professions fortement réglementées, les services divers qui contrôlent la déontologie (Conformité, Audit, Contrôle Interne) sont – du moins théoriquement – en mesure d’imposer leurs décisions au management même si le rapport de forces n’est pas nécessairement simple.

Le court-termisme du management

Or il ne faut pas oublier que dans les grandes sociétés, les patrons ne sont plus que rarement les propriétaires. Les Martin Bouygues ou François-Henri Pinault sont l’exception plus que la règle. Ces patrons salariés doivent rendre des comptes à un conseil qui attend avec impatience une hausse des résultats.

Et pour améliorer le résultat rapidement, il est plus aisé de diminuer les charges que d’augmenter les produits. Pour augmenter les produits, il faut – pour faire court – augmenter les ventes en quantité ou en prix, ce qui signifie un investissement en recherche de productivité, en innovation ou en conquête de marchés nouveaux. Toutes choses plus longues et plus risquées à mettre en oeuvre qu’un plan d’économies.

Or dans une économie tertiaire, les coûts principaux sont les salaires et les systèmes d’information. On licencie donc et on taille dans l’innovation technologique, ressources mêmes de la production. De nombreuses sociétés sont donc la confirmation de la petite histoire agricole suivante. Un paysan avait un cheval et pour faire des économies, il a appris à son cheval à manger de moins en moins : malheureusement, le jour où il a atteint son objectif, son cheval ne mangeait plus du tout et mourut. Le cas actuel d’Alstom ne doit pas en être très loin.

La DRH est acquittée

Il est donc injuste d’accuser les Directions des Ressources Humaines du court-termisme de leurs dirigeants. Et beaucoup de salariés ont connu de ces DRH qui, lors d’un plan social, faisaient partie de la charrette de licenciements qu’ils mettaient en place.

Admettons donc que la Direction des Ressources Humaines est une fonction légitime voire indispensable dans notre économie qui est réellement d’un type nouveau. Est-elle pour autant un nouveau métier ? Nous verrons que le terme regroupe des réalités diverses qui en font toutes les difficultés actuelles.

3 métiers pour une seule fonction

En fait, la Direction des Ressources Humaines regroupe 3 métiers radicalement différents. Ces 3 métiers supposent 3 types de compétences rarement réunies en une seule personne, ce qui serait une gageure :

  • l’administration du personnel : à dominante comptable
  • la gestion de carrières : à dominante psychologique et technique
  • les relations sociales : à dominante juridique voire politique

L’administration du personnel

Sa mission est le paiement des rémunérations et l’administration des congés et absences. C’était celle de l’ancien Directeur du Personnel.

L’établissement des feuilles de paie suit une procédure proche de la comptabilité et la gestion des congés suppose des méthodes qui en sont proches.

Une mobilité d’effectifs entre services comptables – voire de contrôle de gestion – et administration du personnel est donc tout à fait logique, légitime, voire souhaitable.

La gestion de carrière

Dans l’ordre chronologique, sa mission est d’analyser avec les services les nécessités d’embauche, de mobilité et, éventuellement, de suppression de postes.

En fonction, de ces besoins, il lui revient d’établir un profil de poste, trouver le candidat adéquat. Pour les personnes inscrites au personnel, il s’agit ensuite de s’assurer de leur adéquation au poste, de l’opportunité d’une mobilité.

Il est nécessaire de connaître le salarié afin de l’affecter au poste où il sera le plus efficient, de lui assurer la formation nécessaire.

Certes, si la stratégie du management est de « presser le citron », la dimension psychologique de la gestion de carrière est assez limitée. Mais si on veut bien se rappeler le « il n’est de richesses que d’hommes » de Jean Bodin, cet aspect qui est le coeur de la gestion de la « ressource humaine » doit encore être développé et n’est que trop négligé.

Les relations sociales

Certes, certains ont en France une vision négative des relations sociales. Il y a en effet un syndrome assez répandu dans notre cher pays, c’est l’allergie aux syndicats. Il faut admettre qu’ils sont dans l’ensemble plutôt irritants et donc allergènes. Mais la réalité est plus complexe que ne le montre la caricature des mouvements syndicaux d’échelle nationale.

Il ne faut pas en effet oublier que le « C » de CGT, CFDT voire CFTC signifie « confédération » et qu’en fait sont engagés dans les relations sociales des syndicats plutôt indépendants, affiliés à une confédération. Et ces syndicats ont une indépendance supérieure à l’idée commune : les confédérations sont trop inquiètes de perdre pied dans une entreprise pour ne pas laisser la bride sur le cou d’un syndicat d’entreprise.

Il est en outre possible de rêver d’un syndicalisme français qui apporterait sa contribution positive à l’entreprise à l’image des syndicats allemands. Mais la place du syndicalisme en France est une toute autre affaire.

Car, volens nolens, le droit du travail impose et imposera des relations sociales codifiées entre employeur et salarié. Ces relations sont encadrées par la loi et peuvent concerner la politique d’entreprise si l’on veut bien comprendre la politique comme l’art de « rendre possible ce qui est souhaitable ».

Conclusion

La Direction des Ressources Humaines est donc une notion parfaitement pertinente. Elle ne sera cependant réellement pertinente que quand on considèrera que le salarié, l’Homme, est la ressource fondamentale de l’entreprise même si celle-ci n’est pas une collectivité comme une autre. Et nous reviendrons sur le concept absurde d’entreprise citoyenne, expression en vogue que nous avons oublié de citer précédemment.

Pour que les Directions des Ressources Humaines puissent accomplir avec efficacité la mission que traduit si bien leur nom, il faut cependant tenir compte qu’elles regroupent 3 métiers bien différents et 3 types de compétences pratiquement inconciliables.

Au Directions des Ressources Humaines de commencer par  optimiser leur propre ressource humaine.

Petite bibliographie

 

Problème de transcodage UTF-8 (caractère 195)

probleme de transcodage utf-8 caractere 195Problématique

Je suis amené à récupérer des données sur un de mes sites (codé en UTF-8) et à les basculer dans un autre après quelques traitements.

J’ai donc programmé un bout de code en PHP qui fonctionne sur mon serveur local, paramétrer également en UTF-8 et à mettre à jour par programme les tables WordPress de mon nouveau site par l’instruction mysqli_query.

Or que constaté-je de mes yeux horrifiés ? Que tous les caractères accentués et autres « ç » qui font le charme de notre belle langue apparaissent sous la forme que vous avez déjà tous observés (faites donc une recherche un peu poussée sur Amazon et vous verrez) : les fameux é et autres è … Inesthétiques au possible, illisibles et qui font franchement aussi négligé qu’une tâche de ketchup sur un plastron de smoking, tel que j’en porte tous les soirs pour le dîner depuis que j’ai vu et revu Downton Abbey.

J’essaie tous les utf8_encode, utf8_decode, iconv de PHP : rien n’y fait. Essayez de forcer le codage en UTF-8 d’un texte déjà en UTF-8, c’est spectaculaire !

Après une longue errance dans les forums, je constate que ce problème est très répandu et que ceux qui prétendent qu’il est facile à résoudre n’ont pas dû programmer depuis la chute de Bismarck.

Il faut admettre que dans la situation où je m’étais mis, je passais par un nombre de couches qui avaient toutes les raisons de ne pas tomber d’accord.

Solution

Le consensus ayant ses limites, j’ai donc décidé de passer un peu en force et de rappeler à tout ce petit monde (PHP, mySQL, WordPress) qui était le patron. Et pour ça, il existe une excellente instruction à passer à mySQL juste après la connexion (ou dans la chaîne de connexion). C’est (roulements de tambour …) :

SET NAMES UTF8

Et tout rentre dans l’ordre, je peux écrire « éçà€ » et j’obtiendrai bien « éçà€ ».

ET LE TOUR EST JOUÉ ! ALORS ON DIT MERCI QUI ?

L’école et le contenu des programmes

Le débat sur le contenu des programmes scolaires (la « théorie du genre » par exemple) peut sembler stérile.

Sans être passéiste, quand on enquiquinait les enfants à leur apprendre les tables de multiplication et « 1515 Marignan », aucune polémique n’était envisageable puisque c’est vrai.

Donc si on essayait de leur apprendre d’abord des choses vraies et non la Vérité car « qu’est-ce que la vérité ? » demandait Ponce-Pilate à Jésus ?

Certes, il faut apprendre à penser. Mais c’est le rôle de matières comme les mathématiques et la philosophie. Ce n’est d’ailleurs qu’au Siècle des Lumières que les philosophes ont cessé d’être mathématiciens car Descartes, Pascal et Leibniz ont été … quoi ? de grands scientifiques ou de grands philosophes. Les deux. Quoique beaucoup de scientifiques anglo-saxons, tels que Bertrand Russell, ont aussi été des philosophes de haut niveau quoique négligés voire méprisés sur le continent. Car en Europe continentale, on ne jure que par la philosophie allemande et les post-modernes. Or comme disait Roger Nimier :

La philo n’est pas mal non plus. Malheureusement, elle est comme la Russie : pleine de marécages et souvent envahie par les Allemands. (in Le Hussard Bleu).

Cependant, au primaire comme au collège, il est un peu tôt pour enseigner la philosophie.

En revanche, au lycée, les élèves reçoivent un enseignement de philosophie pour le moins sommaire, quand ils l’écoutent. En terminale, je ne l’écoutais pas et je ne suis ni meilleur ni pire qu’un élève actuel.

En outre, l’enseignement du français hésite entre histoire de la littérature – chronologique ou thématique, peu importe – et apprentissage de l’expression écrite. Et les professeurs de français, par goût et par disposition personnels, privilégient souvent l’un au dépens de l’autre.

Il serait peut-être souhaitable de remplacer ces deux enseignements par deux matières qui seraient Expression écrite et orale, d’une part, Histoire de la pensée, scientifique, littéraire et philosophique, d’autre part.

Et ce dès la seconde, car apprendre à penser prend plus de trois années scolaires. C’est le travail d’une vie.

Asli Erdogan. Rejet de sa demande de mise en liberté

Asli Erdogan

Asli Erdogan est un écrivain turc né en 1967 qui occupe une place importante dans le roman turc depuis les années 1990. Ses romans sont courts, très concentrés. Son style d’écriture ne manque pas d’une certaine cruauté. Mais derrière l’allégorie se dissimule, à peine, une description – souvent critique, évidemment, de la société turque contemporaine.

5 de ses oeuvres ont été traduites en français principalement chez Actes Sud :

Le rythme de ses publications a diminué ces dernières années car son militantisme intense a repoussé sans cesse ses projets littéraires. Elle contribue en particulier au journal d’opposition Özgür Gündem.

Ceci aurait suffit au pouvoir actuel pour procéder à son arrestation le 16août dans le cadre de la répression d’après-putsch. Mais son engagement fort en faveur des Kurdes n’aura certainement pas plaidé en sa faveur. Son tyran d’homonyme sous prétexte de lutte contre Daesh se lance depuis quelque temps dans la chasse aux Kurdes syriens. Or l’approbation aussi tacite que veule des Occidentaux ne semble pas lui suffir. Car la moindre critique semble incompatible avec sa perception de la démocratie.

Une pétition est d’ailleurs en cours pour demander sa libération. Vous pouvez toujours la signer même si vous ne lisez pas couramment le turc :

Free Asli Erdogan sur change.org


La Croix. fr (8 septembre 2016). Le témoignage de l’éditeur d’Asli Erdogan, écrivaine turque emprisonnée

Le 5 septembre 2016, la demande de libération immédiate de l’écrivaine turque Asli Erdogan a été rejetée. Son éditeur chez Actes Sud, Timour Muhidine (1), revient sur le parcours de cette auteure singulière, emprisonnée par le gouvernement turc depuis le 17 août … (la suite sur le site de La Croix)

Le Point.fr (6 septembre 2016). Turquie : la romancière Asli Erdogan reste en prison

La demande de libération de la romancière a été rejetée. La militante de 49 ans est emprisonnée depuis la mi-août pour des articles dans un journal pro-kurde … (la suite sur le site du Point)

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WordPress. Impossible d'ajouter au menuProblématique

Hier, je vous parlais d’un blocage dans la mise à jour de mes menus WordPress. Je cliquais sur « Ajouter au menu » et rien ne se produisait. Pas plus d’ajout d’entrée supplémentaire à mon menu que de messages d’alerte.

Après avoir tout testé (changement de thème, désactivation de plugins, …), j’avais constaté qu’un simple nettoyage de la base avec WP (ou Advanced) DB Cleaner en version basique réglait le problème sans que je sache pourquoi.

Aujourd’hui nouveau problème de même facture, je veux créer un nouvel article. La zone de saisie du texte n’apparaît pas et, à la place que devrait occuper le permalien, s’affiche le message sybillin suivant :

Vous êtes en train de modifier la page qui affiche vos derniers articles

Mais désolé mon WordPress chéri, quand nous nous sommes quittés hier, nous filions le parfait amour. Et ce matin, j’arrive sans avoir rien fait et tu me fais cette scène ?

Solution

Les deux paragraphes suivants sont un simple copier/coller des paragraphes de mon post précédent.

Je me dis qu’après tout, je vais tenter un nettoyage de la base. J’utilise pour ce faire le plugin WP (ou Advanced) DB Cleaner en version basique.

Il me nettoie quelques trashposts et dashboard transient feeds, puis j’optimise les tables. Et bingo ! ça marche.

Et ce n’est guère plus satisfaisant. Je vais donc lancer une enquête têtue mais de faible intensité : j’ai un peu autre chose à faire.

L’enquête :

  • le 26 août à 12h27 : le problème s’est reproduit. Je n’ai supprimé que les dashboard transient feeds. Le problème a persisté. Malgré leur nom barbare, les dashboard transient feeds sont donc hors de cause.
  • le 26 août à 13h16 : le problème se reproduit avec une fréquence qui devient exaspérante. Cette fois, je n’ai supprimé que les 3 révisions que m’annonce le plugin de nettoyage. Et ça marche ! La prochaine fois, je regarderai l’allure de ces révisions. A suivre …
  • le 27 août à 14h01 (eh ! oui ! je bosse même ls week-ends d’août) : j’élimine une par une les entrées inutiles sauf deux révisions de posts. Toujours le même blocage. Juste pour voir, je supprime les deux révisions – tout à fait simples, légitimes et tout et tout – manuellement dans phpMyAdmin et miracle ! la situation est débloquée.

La solution ?

  • le 4 septembre à 17h47 : en fait, je tombe par inadvertance sur la page register_taxonomy du Codex WordPress et plus précisément sur le paragraphe Reserved Terms qui fournit une liste plutôt longue des mots réservés – donc interdits – à ne pas utiliser comme nom de taxonomie. Or une de mes taxonomies s’appelait « theme ». Et WordPress précise bien qu’il peut se passer n’importe quoi si on utilise un terme réservé. Je crois que les problèmes observés se rattachaient bien au n’importe quoi promis.

N’utilisez donc pas de mots réservés pour un nom de taxonomy. Rien ne vous en empêchera mais vous risquez de le payer cher !

Et consultez soigneusement register_taxonomy. Reserved Terms dans le Codex WordPress.

  • le 13 septembre à 0h37 : eh bien non ! le choix de « theme » comme nom de taxinomie n’était pas judicieux mais ce n’était pas l’explication au verrouillage.
  • le 23 septembre à 10h25 : cauchemardesque, ce message … il est revenu. j’ai donc passé trois heures (!!!) à explorer les forums en français comme en anglais. Ce bug semble dater de la version 4.1 de WordPress et avoir différentes origines. Les solutions proposées reprenent pour la plupart celle que je vous proposais jusqu’ici : nettoyer la base de données (la table wp_posts principalement). Mais cette fois, ce remède n’a pas fonctionné et j’ai refusé de me rsoudre à l’autre solution proposée : réinstaller WordPress. En fait, je m’en suis sorti en éditant un article existant et en validant une modification mineure. J’aimerais bien trouver la table et l’entrée qui contiennent l’origine du problème mais aucune piste pour l’instant …

Dépannage

En résumé, il me semble bien avoir fait le tour de la question. Et je crois bien avoir à faire à un bug vicieux mais que je contourne en supprimant les révisions de mes posts. Guère brillant mais ça fonctionne.

Donc en résumé :

si WordPress vous affiche

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supprimez les révisions des posts …

sinon, éditez des articles existants jusqu’à disparition.

En espérant qu’une future release de WordPress élimine ce poison.

 

ET LE TOUR EST JOUÉ ! ALORS ON DIT MERCI QUI ?

« En attendant les Barbares » de Constantin Cavafy

attendant barbares constantin cavafy

Le Point évoque cette semaine la question des « Barbares » dans l’article À quoi servent les Barbares ?. Mais avant d’y revenir, il peut être utile de rappeler un poème de Constantin Cavafy (1863 – † 1933) : « En attendant les Barbares ». N’est-ce pas la fonction et la noblesse du poète que de dire en peu de mots mais avec la plus grande harmonie ce que nous échouons à exprimer sur de longues et vaines pages ?

EN ATTENDANT LES BARBARES

— Qu’attendons-nous, rassemblés ainsi sur la place ?

— Les Barbares vont arriver aujourd’hui.

— Pourquoi un tel marasme au Sénat? Pourquoi les sénateurs restent-ils sans légiférer?

— C’est que les Barbares seront là aujourd’hui. Quelles lois voteraient les Sénateurs ? Quand ils viendront, les Barbares feront la loi.

— Pourquoi notre Empereur, levé dès l’aurore, siège-t-il sous un dais aux portes de la ville, solennel, et la couronne en tête ?

— C’est que les Barbares arrivent aujourd’hui. L’Empereur s’apprête à recevoir leur chef ; il a même fait préparer un parchemin qui lui octroie des appellations honorifiques et des titres.

— Pourquoi nos deux consuls et nos préteurs arborent-ils leur rouge toge brodée ? Pourquoi se parent-ils de bracelets d’améthystes et de bagues étincelantes d’émeraudes ? Pourquoi portent-ils leurs cannes précieuses et finement ciselées ?

— C’est que les Barbares seront là aujourd’hui, et ces coûteux objets éblouissent les Barbares.

— Pourquoi nos habiles rhéteurs ne pérorent-ils pas avec leur coutumière éloquence ?

— C’est que les Barbares arrivent aujourd’hui. Eux, ils n’apprécient ni les belles phrases ni les longs discours.

— Et pourquoi, subitement, cette inquiétude et ce trouble ? Comme les visages sont devenus graves ! Pourquoi les rues et les places se désemplissent-elles si vite, et pourquoi entrent-ils tous chez eux d’un air sombre ?

— C’est que la nuit est tombée et que les Barbares n’arrivent pas. Et des gens sont venus des frontières et ils disent qu’il n’y a point de Barbares.

— Et maintenant, que deviendrons-nous sans Barbares? Ces gens-là, c’était quand même une solution.

(traduit par Marguerite Yourcenar et Constantin Dimaras)

Ce poème ne fait-il pas penser au Soumission de Michel Houellebecq ?

Canonisation de Mère Teresa dimanche 4 septembre

Canonisation Mère Teresa de CalcuttaDimanche 4 septembre, le Pape François prononcera la canonisation de Mère Teresa de Calcutta, 19 ans après sa mort le 5 septembre 1997.

Procès en canonisation

Une guérison miraculeuse qui aurait eu lieu un an précisément après sa mort permet la béatification de Mère Teresa dont la cérémonie a lieu le 19 octobre 2003 Place Saint Pierre.

La guérison est cependant contestée. La tumeur guérie n’aurait pas été cancéreuse, elle n’aurait été qu’un kyste tuberculeux pour lequel la miraculée était sous traitement. Cependant, le débat est principalement lancé par Christopher Hitchens dans Slate le 20 octobre 2003 par l’article  Mommie Dearest. The pope beatifies Mother Teresa, a fanatic, a fundamentalist, and a fraud. Cet intitulé traduit plus de la part de l’auteur une intention polémique qu’une soif de rigueur scientifique.

Des documents publiés ultérieurement ont témoigné de tourments intérieurs vécus par Mère Teresa. Ils se rattachent à ce que la tradition mystique chrétienne nomme « nuit de la foi ». Et c’est à ce titre que contrairement à ce que supputaient des journalistes, peut-être mal renseignés, que cette « nuit de la foi » ne constitua pas un obstacle de principe à la canonisation.

Le pape François promulgue le 17 décembre 2015 un décret de la Congrégation pour les Causes des Saints reconnaissant un miracle obtenu par l’intercession de la bienheureuse Mère Teresa.

Biographies et témoignages

La canonisation de Mère Teresa déclenche donc une vaste mouvement éditorial de rééditions d’ouvrages publiés depuis sa mort mais aussi de nouvelles éditions.

California Girls (Simon Liberati) dans la presse

California Girls (Simon Liberati)

Causeur. fr (24 août 2016). California nightmare. Liberati dépeint la monstruosité dans toute son humanité.

Simon Liberati a ceci d’intéressant est qu’en lieu et place de se lancer dans ses romans dans une introspection complaisante de sa petite personne, une psy en direct devant tous les passants en somme, il préfère faire véritablement œuvre de littérature. Il évoque ici le crime le plus connu de la « famille » Manson commis en août 1969, le meurtre sauvage de Sharon Tate et de ses amis par des pauvres filles et un raté au nom des délires de leur gourou. Ce massacre marqua véritablement la fin des années 60 et de leurs illusions révélant la réalité derrière les apparences et l’utopie … (la suite sur le site de Causeur).

Le Monde des Livres (24 août 2016). Simon Liberati : « Dans “California Girls”, je veux rendre compte de ce que c’est que tuer »

Avec l’enlèvement du bébé Lindbergh (1932) et le meurtre du Dahlia noir (1947), le massacre de l’actrice Sharon Tate et de quatre de ses amis, en août 1969, est une des affaires criminelles américaines les plus célèbres, marquant la fin de l’innocence des années hippie et la naissance d’une icône noire, celle de son commanditaire : Charles Manson. Hanté par l’affaire Manson, ayant vécu en immersion dans tout ce qu’elle a généré de témoignages et d’enquêtes, le romancier Simon Liberati en livre une approche bouleversante dans California Girls. … (la suite sur le site du Monde)