L’actualité du 30 août 2016


Politique française


Coup de tonnerre ! Emmanuel Macron a démissionné de son poste de Ministre de l’Economie

Pour une surprise, c’est une surprise ! La question est « et maintenant ? ». Laissons à la presse, le jeu des pronostics mais :

  • veut-il aller jusqu’à la présidentielle ?
    • sans doute mais laquelle ?
  • peut-il aller jusqu’à la présidentielle ?
    • peut-être mais avec quels soutiens d’élus ? en démocratie, les élus comptent un peu tout de même;
    • avec quel budget ? avec quelle équipe ? et comment éviter les peaux de banane que tous lui glisseront sous les pieds ?
    • bref, s’il y arrive, son nouveau surnom sera Indiana Jones. Comme il est indiscutablement supérieurement intelligent, il ne fait certainement pas n’importe quoi.
  • pourquoi s’en va-t-il ?
    • il s’est fait connaître;
    • il a beaucoup appris;
    • loyal ou non à Hollande, il n’aurait pu agir beaucoup car à l’approche des élections, les mesures économiques sont surtout dictées par des considérations de court terme. Et le terme est devinez quoi ?
    • parions sur une candidature d’intensité supérieure à celle d’un simple témoignage;
    • il va tester la classe politique, examiner les recompositions possibles, se vendra non pas au plus offrant mais à celui qui lui donnera des moyens d’action : et qui à part Hollande ? un homme de droite ? Certainement pas Sarkozy, il l’appellerait « mon collaborateur ».

Saluons une performance exceptionnelle, un Ministre des Finances qui parvient à être populaire, c’est rare. La « loi Macron » ? Qu’en connaît la majorité des Français mise à part la dérégulation des liaisons routières intercités ? En déduire que les Français raffolent des autocars me semble hâtif. Alors quid ?

En tout cas, il va apporter un peu de piment à cette campagne où on va peut-être enfin parler « réformes ». Mais gageons qu’Hollande n’est pas si contrarié …

Dans la presse :

A lire :


Petite brise légère. George-Pau Langevin quitte son poste de Ministre de l’outre-mer


Sarkozy annonce, s’il est élu, 34 milliards de réductions de charges

3 questions :

  • pourquoi 34 et non 2 ou 445 milliards ?
  • quel financement ?
  • mais surtout comment avons-nous pu nous passer d’un tel magicien pendant 5 ans ?

Dans la presse :


International


Trump pète le feu !

Après tout, on est peut-être pas si mal loti avec nos démagogues nationaux. Ils ne lui arrivent pas à la cheville. On peut donc citer fort à propos l’adage : « Quand je m’examine, je m’inquiète. Quand je me compare, je me rassure ». Ne me dites pas que c’est de Talleyrand, rien n’est moins sûr mais on ne prête qu’aux riches : n’est-ce pas Monsieur Trump ? (jolie figure de style qu’on appelle une inclusion).

Plus sérieusement, les USA ont souvent 20 ans d’avance sur l’Europe. Ne ressentiriez-vous pas une légère inquiétude quant à la démocratie ?

Dans la presse :

 

Climatosceptiques et droite française

Climato-sceptiques et droite française

« Mais c’est pourtant vrai que l’Antarctique se rafraichit. Le réchauffement est donc un mythe. » (signé Un Climatosceptique)

J’entends beaucoup d’électeurs qui se revendiquent de la droite s’afficher clairement « climatosceptiques » si on veut bien me pardonner ce néologisme.

Et les arguments en sont parfois surprenants et en contradiction avec leurs propres pétitions de principes.

Arguments des climatosceptiques de droite

Le GIEC serait un lobby aux mains des écologistes

Le GIEC est un organisme financé par les Nations Unies dont l’objectif est de faire la synthèse de toutes les recherches en matière de climat. Le GIEC ne fait aucune recherche. Il analyse les milliers de publications sur le climat ou les sujets immédiatement connexes. Cette analyse suppose comparaison, demandes de précisions, recherches d’incohérence. Le volume traité justifie la publication pluriannuelle de ses rapports.

Signalons que les publications traitées peuvent provenir d’organismes de recherche publique ou privée – même des industries pétrolières ou charbonnières qu’on imagine mieux dans le rôle de lobbyistes que nos élus EELV plus occupés à leurs bisbilles politicardes internes -.

Certes, un jour, le GIEC a laissé passer une publication erronée sur la fonte des glaciers de l’Himalaya. Il se doutait de la bronca qui n’a pas manqué de se déchaîner. Mais sur les milliers de publications, le taux d’erreur semble faible. A moins que la vigilance des climatosceptiques ne soit que superficielle.

D’autres scientifiques nient le réchauffement

Certes, d’autres scientifiques nient le réchauffement global. Mais que connaît par exemple un biologiste sur l’astronomie ou un mathématicien sur la géologie ? Le statut de scientifique donne une légitimité sur le domaine dudit scientifique. Certes, un scientifique est censé raisonner correctement mais il n’a pas l’exhaustivité des connaissances et de la culture dans toutes les matières scientifiques :

  • Claude Allègre est géochimiste : son domaine est donc la formation des roches mais, lors d’une polémique célèbre, il a eu tort face à Haroun Tazieff en vulcanologie, matière cependant voisine.
  • Vincent Courtillot est géologue. Il est connu pour sa prise de position sur la disparition des dinosaures. Selon lui, les trapps du Deccan en sont responsables et non l’astéroïde du Chixculub. Manière de dire que les géologues sont plus forts que les astronomes ?
  • ne parlons pas de journalistes météo ou autres …

Les scientifiques – climatosceptiques ou « réchauffistes » – dont les publications sont analysées par le GIEC sont beaucoup plus nombreux que les quelques voix qui se singularisent. Le GIEC tient compte de tous les arguments « pour ou contre ».

La Terre aurait connu d’autres réchauffements climatiques

C’est tout à fait exact. Mais le processus était beaucoup plus lent. Les espèces ont eu le temps de s’adapter – ou non – le plus souvent en migrant – détail sur lequel nous reviendrons. Mais parmi ces espèces ne figurait pas l’espèce humaine qui sait très bien s’adapter à condition que ça n’aille pas trop vite et que ça ne coûte pas trop cher.

Le gouvernement mondial

L’argument est que le réchauffement étant global, il impose des mesures globales qui vont à l’encontre de la souveraineté des états. Il ne s’agit donc pas d’un argument complotiste mais clairement souverainiste. Or le souverainisme est largement construit sur une illusion même si ses motivations sont pertinentes et légitimes : nous y reviendrons.

Nous avons évoqué la théorie du complot. Il faut admettre que certains arguments climatosceptiques en sont proches.

Une nostalgie

Une frange de la population a connu sa pleine activité et sa pleine prospérité sous Pompidou. Il s’agit d’une population vieillissante (plus de 75 ans) mais généralement en bonne condition, active, participant à la vie associative mais qui est quasi-maladivement atteinte d’une nostalgie contradictoire des années Pompidou. On peut leur ajouter les générations à qui ils ont transmis cette nostalgie.

C’était certes une époque où on pouvait « gagner plus en travaillant plus », promesse non tenue il y a peu, promesse qu’on nous refera sous peu (NDLR du 31/08/2016 : il n’a fallu attendre qu’une seule journée : voir le discours de Sarkozy devant le MEDEF). Mais ils oublient que ces courtes années de prospérité ont été dues à la conjonction de plusieurs facteurs : fin de la reconstruction, achèvement de la restructuration gaullienne de l’Etat, pétrole bon marché et libérations tous azimuts consécutives à Mai 68 – que généralement ils abhorrent paradoxalement -. Conjuguez ces facteurs à une propension à l’extrapolation exponentielle, les lendemains chanteraient nécessairement, en anglais ou en russe selon l’orientation.

C’était donc l’époque du fuel, de l’automobile et de la croissance. Comme si l’écologie était antinomique avec la croissance ! Et nous arrivons ici au non-dit.

Le non-dit

Les partis autoproclamés écologistes ont accaparé l’écologie qui est une science. Certes, l’écologie n’est pas une science autonome comme les mathématiques. Mais elle constitue un carrefour de nombreuses disciplines (physique, chimie, biologie, géologie, mathématiques, …) ce qui justifie pleinement son statut de science. Et ses scientifiques doivent désormais être appelés écologues pour les distinguer des écologistes – sous-entendu politiques – dont les préoccupations s’avèrent plus politiques qu’environnementales.

Nos climatosceptiques développent donc un syllogisme aussi étrange qu’erroné :

  • le réchauffement climatique est une idée d’écologistes
  • les écologistes sont de gauche
  • or je suis de droite
  • donc « les écologistes ne font rien qu’à dire des bêtises »
  • donc il n’y a pas de réchauffement climatique
  • et ceux qui sont de très mauvaise foi pensent : « et en plus ça m’ennuierait si c’était vrai », syndrome psychologique qui s’appelle le déni. Or, il y a des dénis de vérité qui ressemblent à s’y méprendre à des dénis de grossesse.

Et pourtant

Ces mêmes climatosceptiques devraient au contraire prendre le parti de la prévention d’un réchauffement climatique. Car les mesures nécessaires correspondraient exactement à leurs souhaits. Je les mentionne pour mémoire et vous laisse le soin de deviner si je les partage ou non.

L’immigration

Les premiers pays touchés par le réchauffement climatique seront les pays tropicaux. Certaines études suggèreraient que la crise syrienne, qui a les effets désormais bien connus, aurait été déclenchée par une baisse des rendements agricoles liée au réchauffement. Ce fait demeure à vérifier mais ce scenario futur est parfaitement plausible.

Ce phénomène enclenchera des flux migratoires en dominos. Et l’arrivée actuelle de migrants syriens ou irakiens semblera alors le souvenir d’une époque heureuse.

Au passage, ce point rappelle que le meilleur remède contre l’immigration est le développement des pays d’origine. Le mythe de l’immigré profiteur est une paresse intellectuelle même si le phénomène existe. Et le nier est de l’angélisme stupide.

Le djihadisme

Le djihadisme est principalement financé par le pétrole, directement ou par des états pétroliers qui achètent leur paix ou propagent leur idéologie à orientation religieuse.

Diminuez la consommation de pétrole et vous assécherez les sources de financement des djihadistes. Et les mécontents des pays arabes adopteront une démarche plus raisonnée en prenant exemple sur la Tunisie.

La croissance

Beaucoup parlent de la croissance sans trop savoir ce qu’elle est en réalité ni à quoi elle peut vraiment servir. Mais il est certain qu’on améliore la croissance en réduisant les importations.

Allons vers une plus grande indépendance énergétique et nous irons vers la croissance par baisse des importations. Le problème est qu’en France, nous disposons de peu de sources d’énergies dites « carbonées ». En quoi utiliser des énergies alternatives serait un problème idéologique ? Certes, il peut se poser des questions techniques ou économiques. Mais le Soleil n’a pas sa carte à EELV et le vent ne vote pas Mélenchon.

Les éoliennes sont laides ? Question de point de vue. Elles font du bruit ? Oui il y a dix ans, plus maintenant. Elles tuent les oiseaux ? Les moulins à vent aussi, les oiseaux apprendront à les éviter : les poules ne se jettent plus sous les roues n’est-ce pas ? Et interdit-on les avions ? En outre, elles sont plus réversibles que les centrales nucléaires – auxquelles je précise ne pas être opposé bien que prudent -.

La transition énergétique n’a non plus aucune couleur politique. Et la croissance des 30 Glorieuses a été aussi celle d’une période de transition énergétique : du charbon au pétrole et au nucléaire, du train à l’automobile et, j’ai failli dire, du pigeon voyageur au téléphone.

Un retour à une saine tradition

Les énergies alternatives ne pourront se répandre largement en ville, lieu préférentiel des économies d’énergie. Donc elles pourront revitaliser nos campagnes et nos villages et redonner un souffle à des pays pour lesquels s’achève le temps de l’agriculture intensive.

Quant aux entreprises, administrations et particuliers, ils apprendront à redécouvrir les vertus de l’économie d’énergie et plus généralement de moyens. C’est la gestion en « bon père de famille » dont le climatosceptique de droite pleure la disparition par ringardisation stupide.

Un refus de l’autorité

En déniant l’aspect scientifique des conclusions du GIEC – quand il les a lues -, le climatosceptique de droite révèle qu’il est en fait un soixante-huitard qui s’ignore.

Car en traitant comme opinion, ce qui est une vérité scientifique (son taux de vraisemblance inclus), il manifeste un refus de l’autorité dans l’acception d’auctoritas – qui fait autorité et non qui a autorité -. Comment peut-il ensuite regretter le respect traditionnel (« le respect se perd mon cher ! ») ? Attitude paradoxale et incohérente.

Mais cette attitude n’est guère étonnante dans un pays où le moindre citoyen qui a tapé dans une boîte de conserve sait mieux que le sélectionneur quelle Equipe de France il doit présenter face à l’Allemagne. On pourrait ajouter où le moindre catholique – ou athée, ne nous gênons pas – conteste le moindre propos du Pape en bon théologien qui saurait tout de l’apocatastase (je frime parce que je sais ce que c’est et que je me rappelle le mot).

Conclusion

Nous n’avons pas évoqué ici le climatoscepticisme à l’américaine. Il pourrait se résumer à « on se fiche du réchauffement, nous ferons du business dans la climatisation ».

C’est la typologie étrange du climatoscepticisme à la française qui est en cause. En se réfugiant dans le déni pour des pétitions de principes idéologiques, ils se « tirent une balle dans le pied  » et refusent l’opportunité de redonner à la France les moyens et l’élan qu’ils souhaitent.

Etrange, mais c’est ainsi. Car en France, l’important n’est pas de cheminer vers la vérité, l’important est d’avoir raison. Triste perversion d’un cartésianisme incompris et donc devenu vide de sens.

A la décharge de mes chers climatosceptiques, nos écologistes politiques ont honteusement brouillé le débat et durablement desservi une cause qui n’aura été que le support de leurs ambitions personnelles.

 

Polémique sur la Rive Droite

Polémique sur la Rive DroiteD’ordinaire, la Rive Gauche, évidemment germano-pratine, est le lieu des débats et de leurs pâles copies : les polémiques. Mais toute la presse, de droite ou libérale, ne bruisse que de la volonté farouche de la Mairie de Paris de rendre la Rive Droite aussi piétonne qu’elle l’a fait pour la Rive Gauche.

Les années Pompidou

Pour comprendre un problème, il faut souvent remonter à sa racine. Certes, c’est plus long qu’un slogan mais on n’est jamais obligé de ne pas réfléchir.

Un autre temps

Paris a été profondément marqué par Pompidou : le Centre Pompidou – surprenant mais réussi -, la Tour Montparnasse – verrue hideuse comparée à la réussite de la Défense -. Mais il a principalement marqué par ses orientations en matière de circulation automobile.

Rappelons que la mort l’a emporté le 2 avril 1974. Or, suite à la Guerre du Kippour, c’est le 22 décembre que l’OPEP déclenche la crise du pétrole :

  • les exportations de pétrole diminuent de 25 %
  • le prix du baril à l’exportation augmente de 17 %
  • par un de ces miracles dont l’économie a le secret, le prix du baril brut de pétrole passe de 5$ à 11$
  • et le montant des importations française de pétrole passe de 17 à 123 GF (milliards de francs)

Ce petit rappel avait pour objectif de préciser que Pompidou n’a connu que l’époque du pétrole bon marché et de la voiture-reine. Et comment lui faire grief ? Rares étaient ceux qui tiraient le signal d’alarme, encore plus rares ceux qui étaient disposés à l’entendre. En outre, il est toujours aisé de critiquer le passé avec les yeux d’aujourd’hui. A cet égard, quels problèmes aussi graves qu’insoupçonnés, nous échappent-ils aujourd’hui ?

Un urbanisme désormais inadapté

Bref. Fin des années 60, l’explosion de la circulation automobile nécessitait un réaménagement massif des voies de circulation parisiennes.

  • Une voie de dégagement Est-Ouest fut installée sur la Rive Gauche de la rue du Bac au Pont de l’Alma. Il faut avoir vu les bouchons au débouché de cette voie sur le Quai d’Orsay pour comprendre que la solution avait atteint ses limites.
  • une autre dans le sens Ouest-Est (pas bête !) sur la Rive Droite, jusqu’au Pont d’Iéna qui n’est pas actuellement mise en cause puis de la Concorde à la Gare de Lyon. Son utilisation tous les étés pour Paris-Plages était déjà sujet à polémique, imaginez donc la « piétonnisation » définitive.
  • l’avenue Charles-de-Gaulle de l’Etoile à la Défense, véritable autoroute à huit voies qui traverse de beaux arrondissements parisiens et Neuilly-sur-Seine. Cette autoroute montre aux mauvaises – ou simplement jalouses – langues d’une certaine gauche que mêmes les riches n’ont pas toujours le dernier mot. Et que même Sarkozy, à l’époque Maire de Neuilly, n’a rien pu y faire si ce n’est approfondir sa connaissance personnelle de la France d’en-bas.
  • et enfin la finalisation du boulevard périphérique qu’aucune personne saine d’esprit n’envisage pour le moment de rendre piéton même si certains aimeraient les remplir d’eau pour en faire les douves d’un Paris séparé d’une banlieue envahissante. Je plaisante et je ne vise personne en particulier : il y a de ces gens dans tous les partis et quartiers.

Mais il n’aura échappé à personne que le contexte a quelque peu évolué depuis l’époque faste du Président Pompidou. Si faste ? Voire … Car nous avions un PCF puissant qui maugréait sans fin contre « la vie chère ». Nous avons connu depuis un réel progrès : tout le monde râle désormais sur tout et sur tous. Le PCF serait-il mort de sa victoire culturelle ?

Pourquoi la « piétonnisation » ?

Tentons d’examiner la proposition d’Anne Hidalgo sans tenir compte d’éventuelles arrières-pensées politiques.

L’appel d’air

Depuis les années 60, tout démontre qu’une amélioration des conditions de circulation augmente par effet d’opportunité, la circulation jusqu’à saturation voire thrombose. C’est ce qu’on appelle un effet d’appel d’air ce qui est, en l’occurence, un comble.

Or, il ne reste plus beaucoup de voies de dégagement à Paris. Certes, il serait envisageable de recouvrir la Seine d’une autoroute huit voies. Mais la batellerie et les bateaux-mouche s’y opposent avec la dernière énergie.

La fuite en avant n’est donc pas une solution responsable.

La pollution atmosphérique et les gaz à effet de serre

La Commission d’Enquête Publique met en doute l’efficacité de la piétonnisation en matière de pollution. Car l’idée sous-jacente à ce doute est la suivante : un véhicule dans un bouchon émet plus de gaz nocifs qu’un véhicule qui roule à régime normal. Ce n’est certainement pas faux. Mais la voie de berge Rive Droite n’est pas exempte de bouchons et n’est en aucun cas une voie donc la fluidité fait le bonheur de ses usagers.

J’évoque les gaz à effet de serre pour une raison simple. Une certaine frange de la droite ne croit pas au réchauffement climatique pour des raisons étranges qui méritent un article à part. Elle ne peut donc en aucun cas retenir cet argument.

La réussite de la voie de berge Rive Gauche

En tant que privilégié qui réside tout près de cette voie, j’étais plutôt partagé à l’annonce de cette mesure. Certes la perspective de pouvoir me promener sur cette Rive Gauche me réjouissait. Je ne pouvais en effet en profiter qu’en période de circulation interdite lors de crues. Mais la circulation ne serait-elle pas détournée pour partie dans ma rue plutôt calme ?

Je suis pleinement rassuré. Il n’y a de bouchons que les week-ends à cause des badauds qui viennent profiter de la magie de la Rive Gauche piétonne. Et ils auraient tort de s’en priver.

Certes, il demeure des bougons – pas des bouchons, suivez donc -. Mais 40 ans après, nous avons droit deux fois par ans à une proportion similaire de bougons au sujet du changement d’heure. La presse leur en sait gré car ils lui fournissent de la copie à bon compte.

Alors ? Pour ou contre ?

Pour : remettre l’automobile à sa place dans Paris

Une ville n’est pas un lieu de transit et en aucun cas une autoroute. Et le boulevard périphérique a toute son utilité puisqu’il permet de contourner Paris, point de convergence historique d’une proportion excessive de routes de France.

Mais la circulation doit y être fluide afin de desservir ses activités et ses habitants propres. Cependant, Paris a de par sa position un rôle particulier à l’égard du pays et de sa banlieue, ce qui ne simplifie pas le débat.

Il n’empêche que les voies de berge constituent une diagonale du périphérique – ou plutôt un diamètre compte tenu de sa forme ovale -. Elles ne sont donc pour beaucoup qu’un raccourci d’un point à l’autre du périphérique.

Elles constituent aussi une solution de facilité. Demandez donc à un taxi au départ des Invalides de vous emmener Gare de Lyon. Il traversera la Seine pour emprunter la voie de berge Rive Droite alors qu’il pourrait tout aussi bien emprunter le boulevard Saint-Germain nettement moins saturé.

Pour le reste de la circulation parisienne, laissons faire les spécialistes. Parfois un simple aménagement de carrefour améliore de façon spectaculaire la circulation. Il suffit de voir ce qui fut fait il y a quelques années au carrefour de l’Ecole Militaire. Un aménagement de même nature de la Place de l’Alma compenserait pour une bonne part les éventuelles pertes de temps liées à une piétonnisation de la Rive Droite.

Pour : une compensation facile de l’appel d’air

La suppression des voies de berge n’empêcherait pas la circulation Ouest-Est sur la voie supérieure. Certes, elle sera plus encombrée. Mais peut-être cela découragera-t-il quelques Parisiens de prendre leur voiture pour aller Place de l’Hôtel de Ville ? Des taxis regarderont mieux leur GPS pour prendre des chemins de traverse. Et peut-être que certains automobilistes se mettront à la marche à pied ou à la bicyclette pour le plus grand bonheur de la Sécurité Sociale mais au grand dam des caisses de retraite puisqu’ils auront des chances de vivre plus vieux.

Or n’oublions pas qu’en situation de saturation, il suffit d’une circulation inférieure de 5% pour retrouver la fluidité que la Rive Gauche n’a pas vraiment perdue. Et je n’évoque pas la proportion de quidams qui s’engagent dans un carrefour quitte à le bloquer : peut-être veulent-ils avoir encore le droit de flanquer la pagaille, laissant les autres gérer leur incivilité.

Contre : la pollution atmosphérique

Retenons volontiers que l’écart ne sera pas nécessairement significatif et que cette raison est un effet d’annonce et – soyons enfin un peu polémique – un petit cadeau aux élus écologistes avec qui un maire, même socialiste, est obligé de composer.

Pour : revoir notre usage de l’automobile

Une mesure symbolique peut s’avérer inutile à court terme. Elle a néanmoins un effet pédagogique. Et il est nécessaire de repenser la place de l’automobile dans la ville.

Or la problématique est différente dans chaque ville qu’il s’agisse de Paris, de la banlieue ou de la province, d’une ville grande , moyenne ou petite. Et pour examiner ce problème à l’échelle de chaque ville, laissons faire les élus et les habitants de cette ville. A cet égard, je connais peu de Parisiens ou d’habitants du 7ème arrondissement qui soient mécontents de la piétonnisation de la Rive Gauche.

Contre : un peu de précipitation

Paris a une responsabilité à l’égard de sa banlieue et aussi du pays. La Mairie a-t-elle bien mesuré la vraie nuisance pour certains banlieusards ? Je pense que oui mais à sa décharge, la Mairie de Paris est ici soumise au mille-feuilles administratif dont notre cher pays a le secret.

Car il serait préférable pour tous – banlieusards compris – que le réseau de transport en communs s’améliore aux dépens de la circulation Paris-banlieue. Mais il suffit de consulter un panneau de travaux pour voir le nombre d’intervenants et donc la difficulté de la prise de décision.

Pour : une perspective économique positive

Il est assez étrange de constater que de nombreuses grandes villes de pays dont nous saluons et jalousons la performance économique (Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni, …) s’orientent vers une limitation draconienne de la circulation automobile.

Comme ils réussissent économiquement, il est raisonnable d’en conclure qu’ils ont étudié la question et que la piétonnisation est profitable.

Enfin, et je contrarierais Arnaud Montebourg s’il me lisait, il n’y a pas de honte à faire de la croissance dans les services plus que dans l’industrie. Or à Paris qui regrette les usines du Quai de Javel ? Paris est une ville de services – rappelons que la Défense dépend de Paris -, tourisme inclus. Or en matière de tourisme, rappelons que Venise en tire sa prospérité sans une seule voiture ni voie de berge (je plaisante).

Rendre aux berges de la Seine toute leur beauté ne peut que contribuer à maintenir à Paris son statut de ville parmi les plus belles du monde.

Conclusion

Je suis toujours un peu ennuyé, étant de droite malgré une solide antipathie pour Sarkozy, de prendre la défense d’un élu socialiste. Mais, si j’ai apprécié Chirac comme Maire de Paris, ni Delanoé, ni Hidalgo ne m’ont fait regretter Tibéri. Je préfère donc parler de cette mesure indépendamment de la couleur politique de la mairie.

Je parierais volontiers qu’une telle mesure proposée par un maire de droite aurait reçu les applaudissements des électeurs de droite et les huées de ceux de gauche. Il semble souhaitable d’éviter d’examiner chaque problème au travers d’un filtre « politicard ». Et ce serait une bonne chose pour la France donc pour chacun de ses citoyens que la polémique lâche un peu de terrain devant de vrais débats.

Pour illustrer mon propos, je vous renvoie à deux articles du Point que j’ai vu mieux inspiré et je vous recommande surtout les commentaires des lecteurs qui donnent une excellente indication du niveau du débat. Scientifiquement, c’est un choc : on peut descendre sous le zéro absolu.

 

Ces poètes qui repoussent les marges du jour

La CroixNous nous permettons de reproduire ici in extenso un article de La Croix du 6 juillet 2011, intitulé Ces poètes qui repoussent les marges du jour signé de François-Xavier Maigre. Nous espérons que ce quotidien, parmi nos préférés, ne nous en tiendra pas rigueur.

Des recueils d’inspiration chrétienne s’attachent à déceler la beauté du monde ordinaire, dans un jeu d’échos troublants

Le flot des parutions réserve parfois d’heureuses coïncidences. Il en va ainsi de ces trois superbes recueils où l’écriture poétique renoue, sans bruit et sous des formes diverses, avec la force signifiante qui fait parfois cruellement défaut à la poésie contemporaine. Sans bruit, car ces trois auteurs ont choisi l’écoute et l’humilité pour exprimer leur rapport au monde, à ses mystères.

Ce parti pris est particulièrement sensible chez Jean-Pierre Lemaire, dont le tout premier recueil, Les Marges du jour, vient d’être réédité trente ans après sa parution. D’illustres aînés ont depuis longtemps adoubé ce poète discret, tel Philippe Jaccottet, qui signe la postface de l’ouvrage : « J’entends là une voix totalement dépourvue de vibrato, miraculeusement accordée au monde simple, proche et difficile dont elle parle et qu’elle essaie calmement, patiemment de rendre encore une fois un peu plus poreux à la lumière. »

De fait, ces petits textes imposent d’eux-mêmes leur évidence en réinscrivant la démarche poétique au cœur de la Création : « Adolescents, nous jetions en marchant le paysage entier, touffu dans notre hotte ; les forêts vendangées, foulées nous donnaient leur souffle et nous ressuscitions chaque feuille plus verte à l’intérieur de nos poitrines. »

Empreint de spiritualité, le regard de Jean-Pierre Lemaire a ce pouvoir de mettre à nu « Champs, villages de cendres/traversés jusqu’à l’horizon/par les rails de la foudre » : « Tu cherches l’aiguillage/derrière tes yeux/et sous le vertige/les racines du paysage ». Et même si, pour lui, « la vérité/est une chambre de silence/dont on sort sans tête », sa parole est de celles qui élèvent l’âme. On ne quitte pas ce livre comme on y est entré.

Dans une veine comparable, le Petit jardin de ciel que cultive avec passion Jean-Pierre Boulic, se lit avec bonheur. Le poète finistérien, dont l’œuvre vient d’être saluée par la Société des gens de lettres, s’attache à déceler les traces d’en haut dans ces paysages bretons qu’il affectionne tant : « Écouter s’éveiller/L’émerveillement des simples/Et la voix du magnolia// Ce beau secret mis en abyme/Sous un dais de hauts nuages/L’aubier dans la lumière// Le temps au chant ailé/Que la main de l’aube a posé/Dans un repli de silence. » Veilleur immobile, le poète, selon lui, doit se tenir « au seuil du jour », là où « les arbres en vêtement blanc » sont « si proches de la confidence ».

Ces vers, Jean Maison, auteur du Premier Jour de la semaine, pourrait les faire siens sans difficulté. Cet ancien proche de René Char exprime lui aussi sa fibre chrétienne dans une célébration mystique de la nature : « Ce premier mai, jour de l’Ascension, le pommier se ressaisit, laisse passer l’ondée. Partout, le ciel bas l’accompagne. La patience de chaque feuille, la gloire immense de l’arbre se déploient dans une trinité inventive. »

Calqué sur le calendrier liturgique, ce recueil étonnant semble avoir été consigné, tapi derrière un bow-window, à l’affût des métamorphoses saisonnières… Chacun à leur manière, ces trois auteurs ramènent la poésie à ce qu’elle devrait toujours rester : un jardin de mots.

ET AUSSI :  Petit jardin de ciel de Jean-Pierre Boulic, Éd. La part commune, 96 p., 13 € ; Le Premier jour de la semaine, de Jean Maison, Ad Solem, 64 p., 19 €.

WordPress. Impossible d’ajouter au menu

WordPress. Impossible d'ajouter au menuProblématique

Je souhaitais mettre en place de nouvelles entrées dans le menu principal et unique de mon thème.

Qu’il s’agisse d’une catégorie, d’une page, d’un lien personnalisé, je clique sur « Ajouter au menu » et que se passe-t-il ? Rien. Pas même un message d’erreur.

En mise à jour par la personnalisation, je vois bien les entrées s’afficher sur la pré-visualisation. Mais après enregistrement et publication, la modification n’est pas prise en compte.

Comme j’utilise un thème-enfant, je me dis que j’ai peut-être commis une boulette. Je reviens donc au thème de départ. Même absence de résultat.

J’essaie alors les thèmes par défaut Twenty Fourteen, Twenty Fifteen, Twenty Sixteen. Pas mieux.

Je désactive donc les plugins (dont l’inévitable Yoast SEO sur lequel je reviendrai). Rien ne bouge. Sauf mes nerfs qui se mettent doucement en pelote et ça fait mal.

En désespoir de cause, je réinstalle mon WordPress déjà en vr 4.6. Rien n’y fait : cette fois, par élimination, je suis sûr que ça provient de ma base de données.

Alors je cherche sur Google et en particulier sur le support de WordPress francophone. Et là, je tombe sur un article qui me met la puce à l’oreille Impossible d’ajouter des éléments au menu. Le contexte de l’article ne correspond pas à ma situation – l’hébergement OVH mis à part – mais me fait penser à une solution ..

Solution (partielle, une fois n’est pas coutume)

Je me dis qu’après tout, je vais tenter un nettoyage de la base. J’utilise pour ce faire le plugin WP (ou Advanced) DB Cleaner en version basique.

Il me nettoie quelques trashposts et dashboard transient feeds, puis j’optimise les tables. Et bingo ! ça marche.

Mais avouons que ce n’est guère satisfaisant, il me semble qu’il y a une fragilité dans le module wp-admin/nav-menu.php de WordPress. Et ce problème n’est pas récent (voir cet article).

Si vous avez des pistes …

ET LE TOUR EST JOUÉ ! ALORS ON DIT MERCI QUI ?

La librairie « Les Volcans » de Clermont-Ferrand

L'exemple de la librairie "Les Volcans" de Clermont-FerrandPendant l’été, LivresHebdo.fr enquête sur les librairies qui font mieux que survivre dans un contexte difficile. Certes, il est de bon ton de parler de crise, de difficultés, que sais-je. Précisons que l’édition dans son ensemble résiste remarquablement bien face à la pression des autres médias plus ou moins culturels (TV, radio, Internet). C’est en soi une bonne nouvelle.

En revanche, la librairie connaît une crise authentique. Et il faut bien distinguer le marché du livre, du commerce du livre. En examinant les raisons pour lesquelles ces librairies réussissent, sera-t-il possible de trouver une méthode ou, au contraire, de constater des contraintes incontournables ?

Les suites de la faillite de Chapitre.com

Le contexte de la librairie « Les Volcans » de Clermont-Ferrand est très différent de celui du « Furet du Nord » de Dunkerque que nous évoquions dans un article précédent.

Lorsque Chapitre.com a été finalement mis en liquidation, les librairies ont connu des sorts divers de la fermeture à la reprise, suivie parfois d’un second échec. Cette diversité des destinées montre l’hétérogénéité du parc de librairies que gérait Chapitre qui semble n’avoir pas su la gérer. Belle démonstration d’échec d’une logique purement financière de course à la taille critique !

Miser sur le monoproduit et le conseil

La directrice de la librairie fait ici preuve d’une grande lucidité et sombre pas dans un enthousiasme délirant. Mais l’article précise 3 points qui méritent d’être retenus :

  1. reconstitution du stock « pour que nos clients aient le choix »
  2. accent sur le conseil et l’accueil avec recrutement de 20 libraires spécialisés dans leur domaine
  3. promotion par des animations et partenariats avec des institutions et associations

Nous constatons donc que la librairie ne cherche pas à compenser la faible rentabilité du livre par la vente de produits à plus forte marge.

Elle cherche en outre à se distinguer par le conseil. Argument facile ? Pour mesurer l’importance de ce conseil il suffit de cherchez un livre qui puisse répondre à votre centre d’intérêt et, simultanément, à votre niveau de compétence sur Amazon.

Je précise que j’apprécie beaucoup Amazon – oh ! le traitre ! – mais le conseil n’est pas dans sa vocation. En revanche, dans certaine grande surface culturelle qu’il est inutile de nommer, vous trouverez un conseil de qualité en informatique mais plus en librairie. Très sensible à la qualité du conseil, je n’y achète plus de livres.

Tous nos voeux !

En développant animations et partenariats, la librairie met donc un place une politique de fidélisation de la clientèle. Cette politique ne peut néanmoins fonctionner que dans une zone de chalandise suffisante. Clermont-Ferrand est en mesure de la fournir.

La qualité du conseil des libraires spécialisés participera aussi à la fidélisation des clients. Mais ce sont les libraires qu’il faudra veiller à fidéliser !

Car, et nous y reviendrons, l’offre surabondante de titres peut certes faire le bonheur du lecteur mais constitue une vraie difficulté dans la tâche de conseil d’un  libraire qui souhaite être autre chose qu’un marchand de livres.

 

Le Furet du Nord Dunkerque comme exemple

Pôle Marine DunkerqueLa librairie va mal, c’est une évidence. Les causes en sont multiples et le sujet sensible.

Livres Hebdo, toujours très attaché à la cause des libraires, profite de la pause estivale pour faire le tour des librairies qui font mieux que survivre. Y aurait-il donc des recettes de réussite ?

Le Furet du Nord Dunkerque comme exemple

Dans sa newsletter d’hier, Livres Hebdo évoque la librairie Le Furet du Nord à Dunkerque. Qu’une librairie s’en sorte à Dunkerque, ville qui depuis 3 décennies subit de plein fouet la désindustrialisation, ressemble à une performance. Or le constat de l’article n’est pas si réjouissant.

Le Furet du Nord, grande librairie historique de la Grand-Place de Lille, avait déjà ouvert une succursale à Dunkerque place de la République en centre-ville. Mais le succès n’avait pas été au rendez-vous et la librairie avait dû fermer. Entretemps Virgin Megastore avait tenté l’aventure dans une nouvelle zone commerciale, le Pôle Marine, combinant restaurants, cinémas et commerces divers.

Chacun sait ce qu’il est advenu de Virgin Megastore, victime non de l’évolution du marché du livre mais de celui de la musique. Le Furet prit donc sa place en novembre 2013.

Avec un certain succès puisque Livres Hebdo précise que le chiffre d’affaires du Furet du Nord Dunkerque est passé de 2 M€ à 2,5 M€ de 2014 à 2015. Le Furet du Nord Dunkerque se classe ainsi au 84ème rang des librairies françaises.

Une réussite indiscutable mais peu rassurante

Cependant le directeur du Furet reconnaît avec honnêteté que la hausse de son chiffre d’affaires est principalement due à la fermeture de Majuscules, librairie trentenaire de Dunkerque située en plein centre-ville sur la célèbre Place Jean Bart. Il semble donc difficile de maintenir deux acteurs du commerce culturel même dans une ville de 90 000 habitants, placée au coeur d’une agglomération de 250 000 habitants.

Le lecteur attentif aura remarqué que nous n’avons plus dit « librairie » mais « commerce culturel ». Le Furet dispose en effet d’un « vaste rayon » CD et vidéo, héritage du Virgin Megastore, ainsi que d’un rayon papeterie conséquent qui devrait encore se développer. En outre, il commercialise des produits dérivés autour de l’ésotérisme.

Quant au livre, il se concentre autour de la littérature (Majuscules avait une forte activité de livres scolaires et universitaires), du polar, de la science-fiction et du développement personnel.

Le constat est donc en trompe-l’oeil :

  • le Furet bénéficie donc d’abord de la disparition d’un concurrent, qu’il a d’ailleurs peut-être accélérée en un juste retour des choses
  • mais il montre que la librairie seule ne peut pas garantir la survie : la diversification est indispensable. Les marges sur le livre ne sont en effet pas suffisantes et nous reviendrons ultérieurement sur ce point.

Renouveau de DerniersParus (étape 2)

Les données de l’ancienne version ont été reprises et la mise à jour reprendra deuxième quinzaine d’août : c’est la rentrée pour tout le monde n’est-ce pas ?

En outre, DerniersParus s’enrichira prochainement d’un certain nombre de blogs thématiques de conseils et d’idées dont le politiquement correct ne sera pas la caractéristique majeure. Le livre n’est-il pas là pour nourrir les débats ?

Quelques jours de vacances et à très bientôt chers amis.