WordPress – « Thème-enfant »

Problématique

Vous avez chargé un thème WordPress. Mais des détails de présentation vous chiffonnent et vous voudriez changer le CSS. Par exemple, je préfère de loin les textes justifiés aux paragraphes en vrac que vous proposent la plupart de ces sauvages d’anglo-saxons (je plaisante, j’adore la Grande-Bretagne).

D’autre part, vous avez déjà vu que dans les mises à jours, on vous propose parfois celles du thème que vous utilisez. Drame cornélien : si je le mets à jour, je vais écraser mes modifications, sinon, je perds peut-être des fonctionnalités intéressantes.

Solution

Eh bien oui ! Dans ce cas, on peut avoir le beurre et l’argent du beurre : il suffit de créer un thème-enfant. Il suffit, me direz-vous, mais ce sera encore une galère. Non, il suffit, je le répète de procéder selon les étapes que je vais vous décrire.

Aujourd’hui, j’ai installé un site avec le thème « Skirmish » dont je veux faire un thème-enfant (je n’ai pas dit que je voulais faire un enfant à une certaine Skirmish que je ne connais pas). Je prendrai donc ce thème pour exemple.

Etape 1

Dans le répertoire wp-content/themes, créer le répertoire skirmsih-child

Etape 2

Créer dans ce nouveau répertoire, un fichier style.css (ça c’est habituel, normal et indispensable) avec le contenu suivant

/*
Theme Name:     Skirmish Child
Theme URI:      http://www.monsite.com/
Description:    Thème enfant pour le thème Skirmish
Author:         Adhemar Patamob
Author URI:     http://www.patamob.com/
Template:       skirmish                             
Version:        0.1.0
*/

@import url(« ../skirmish/style.css »);

Plusieurs points sont à retenir

  • il est judicieux dans le Theme Name et la Description de préciser le nom du thème-parent. Est-ce indispensable ? Je n’en sais rien (merci de le préciser si vous le savez) mais c’est conseillé, c’est plus prudent et ça marche
  • il est obligatoire dans le Template d’indiquer le nom du répertoire qui contient le thème-parent : attention, il s’agit du nom du répertoire et non pas le nom du thème parent.
  • dans les autres lignes vous faites ce que vous voulez sauf …
  • ne pas mettre un blanc avant les « : »,. Il faut laisser les « : » collés à leur label (Author URI, Template, etc …) sinon WordPress risque de bugger
  • enfin la ligne @import indique qu’on importe toutes les spécifications CSS du thème-parent (ici skirmish), elle doit donc précéder toute autre spécification CSS qui prend en compte vos modifications

Etape 3

Pour finir le tout, vous allez dans le tableau de bord WordPress, dans Apparence puis Thèmes où vous voyez apparaître votre thème-enfant (en général sans le snapshot d’exemple parce que vous avez oublié de le faire).

ET LE TOUR EST JOUÉ ! ALORS ON DIT MERCI QUI ?

Pour en savoir plus, quelques livres sur WordPress 

Le SEO, une illusion ?

Pour une fois, mon post ne proposera pas de solution mais posera une question qui me taraude depuis plus de trois ans.

Je suis webmaster d’un site qui comporte 359 516 pages pas moins !

Début février, seules 20 000 pages environ étaient indexées d’après le Google Webmaster Tools. J’ai fait tout ce qui est possible pour optimiser le site et, effectivement, le nombre de pages référencées est monté assez vite à 290 000 : belle performance n’est-ce pas ?

Et progressivement, ce nombre de pages s’est érodé. Rien à redire, un grand nombre de pages n’apporte pas un avantage comparatif majeur et peuvent même comporter du « duplicate content » avec d’autres sites de même nature. Nous sommes retombés jusqu’à hier à 103 000 pages référencées.

Et ce matin, le nombre de pages référencées a rebondi à 258 000.

Certes on parle d’un nième changement d’algorithme de Google et je ferais partie des petits veinards.

Mais dans ce cas, quel SEO pourrait me justifier une facturation quelconque. Il me semble qu’avoir recours à un référenceur est le meilleur moyen de se faire arnaquer. Car peuvent-ils prétendre maîtriser quoique ce soit ?

Autres exemples vécus :

  • il y a trois mois : Google me signale plus de 40000 erreurs 404 (pages inexistantes). Je vérifie : il s’agissait de pages disparues depuis 3 ans lors d’un changement d’architecture. Toutes les redirections 301 nécessaires avaient alors été faites dans un bel .htaccess et un an plus tard, Google ne passant plus sur ces redirections, je les avais supprimées histoire d’alléger le .htaccess qui a une tendance à augmenter les temps de réponse
  • et quand je suivais ces redirections, j’ai pu constater que Google passait jusqu’à 58 fois (le record) sur une redirection 301 avant d’assimiler l’URL définitive.
  • explication à ces deux problèmes : Google a plusieurs dizaines (voire centaines) de serveurs sur lesquelles les données du site sont enregistrées et il se réveille de temps en temps sur un serveur

Conclusion : Google n’en fait qu’à sa tête, prétendre dominer le sujet est un mensonge et les référenceurs se moquent de vous. Suivez le guide des bonnes pratiques Google et priez !

Juste une citation de Lincoln détournée : se fier à Google « c’est comme tenir un loup par les oreilles : on n’aime pas ça mais on n’ose pas le lâcher ».