Microsoft Word. Supprimer toutes les entrées d’index.

Problématique

Difficile de supprimer les entrées d’index dans un document Word. A quoi les voit-on ? Si vous cochez l’option  qui rend visibles tous les caractères « de contrôle », les entrées d’index apparaissent sous la forme {xe ….}. Vous pouvez essayer de les supprimer à la main si vous avez de nombreux péchés à expier ou un mauvais karma à purger ou si vous êtes adeptes de Leopold von Sacher-Masoch : comme supplice, c’est du niveau du fouet clouté.

Je vais donc abréger vos souffrances.

Solution

Je vais à la fois être honnête et me vanter un petit peu :

  • j’ai trouvé le début de la solution sur le site de 01.net, une référence ! Mais elle est fausse
  • et donc je vais faire mieux que 01.net : je vais vous proposer une solution qui marche !

Je sens que le suspense vous prend à la gorge donc j’y vais : je lâche tout :

  1. ouvrez la fenêtre de remplacement (par CTRL+H par exemple)
  2. vérifiez que dans les options spéciales (accessibles par « Plus >> »), la case « Utiliser les caractères génériques » est décochée (01.net oublie de le préciser … et la mienne était cochée)
  3. remplacez ^dXE par rien du tout (01.net met un espace entre le ^d et XE et ça ne marche pas)

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VB.NET. Tester l’existence d’un répertoire FTP

Problématique

Nous avons vu tout à l’heure comment créer un répertoire sur votre serveur via FTP.

La procédure proposée renverra une anomalie si le répertoire existe déjà. Il y a peut-être intérêt à tester d’abord si ce répertoire n’existerait pas déjà.

Solution

Je ne vais pas vous saouler de baratin. Voici le code, très semblable au code nécessaire pour créer un répertoire.

Public Function FTPCheckDir(ByVal ftpWebsite As String, ByVal ftpDir As String) As Boolean
Dim destURI As String
Dim message As String = «  »

destURI = « ftp://votreserveur/ » & ftpWebsite & « / » & ftpDir

Dim ftpRequest As FtpWebRequest = Nothing
Dim ftpStream As Stream = Nothing

Try

ftpRequest = DirectCast(FtpWebRequest.Create(New Uri(destURI)), FtpWebRequest)
ftpRequest.Method = WebRequestMethods.Ftp.ListDirectory
ftpRequest.UseBinary = True
ftpRequest.Credentials = New NetworkCredential(ftpUser, ftpPassword)

Dim response As FtpWebResponse = DirectCast(ftpRequest.GetResponse(), FtpWebResponse)
ftpStream = response.GetResponseStream()
ftpStream.Close()
response.Close()

FTPCheckDir = True

Catch ex As Exception

If ftpStream IsNot Nothing Then
ftpStream.Close()
ftpStream.Dispose()
End If

FTPCheckDir = False

End Try

Exit Function

End Function

Cette fonction renvoie true si le répertoire existe déjà, false sinon.

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VB.NET. Créer un répertoire FTP

Problématique

Vous voulez créer par programme un répertoire sur votre serveur via FTP. Comme d’habitude la documentation MSDN n’est pas franchement limpide, ce qui est un doux euphémisme. Et si vous recherchez dans les forums, ça atteint des sommets : aucun des exemples ne fonctionne.

Alors qui vient à votre secours ? Votre humble serviteur.

Solution

en posant

  • destURI : l’URI de destination de type « ftp://votreserveur/votresite/the_directory »
  • ftpUser : votre login FTP
  • ftpPassword : votre mot de passe FTP

le code est le suivant :

Dim ftpRequest As FtpWebRequest = Nothing
Dim ftpStream As Stream = Nothing

Try

ftpRequest = DirectCast(FtpWebRequest.Create(destURI), FtpWebRequest)
ftpRequest.Method = WebRequestMethods.Ftp.MakeDirectory
ftpRequest.UseBinary = True
ftpRequest.Credentials = New NetworkCredential(ftpUser, ftpPassword)

Dim response As FtpWebResponse = DirectCast(ftpRequest.GetResponse(), FtpWebResponse)
ftpStream = response.GetResponseStream()
ftpStream.Close()
response.Close()

Catch ex As Exception

If ftpStream IsNot Nothing Then
ftpStream.Close()
ftpStream.Dispose()
End If

Throw New Exception(ex.Message.ToString())

End Try

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Le Mal n’est pas le contraire du Bien

Adam et Ève ont été chassés du Paradis Terrestre car ils avaient mangé le fruit défendu, celui de « l’arbre de la connaissance du bien et du mal » (Gn 2,9).

Si le Mal était le contraire du Bien, il suffirait de connaître le Bien pour connaître le Mal et réciproquement. Si l’auteur de la Genèse a précisé « du bien et du mal », il est légitime de supposer que ce n’est pas qu’une figure de style.

Il y a le Mal, il y a le Bien. Et entre deux une « zone grise » dont ne peut se satisfaire le chrétien.

Malraux. « le XXIème siècle sera religieux ou ne sera pas »

André MalrauxMalraux aurait dit : « le XXIème siècle sera religieux ou ne sera pas ». Il aurait écrit plutôt : « le XXIème siècle sera spiritualiste ou ne sera pas » dans ses Antimémoires. Je ne l’y ai pas lu car je n’ai jamais réussi à achever la lecture des Antimémoires. Or cette phrase a une signification toute différence. Il faut bien la confusion actuelle en la matière pour considérer spiritualité et religion comme une seule et même chose.

Bannissons donc cette phrase notre thesaurus de citations. Laissons-là servir d’introduction aux articles de presse.

Je préfère de beaucoup cet extrait des Antimémoires, que j’ai lu puisqu’il est au début :

Je me suis évadé, en 1940, avec le futur aumônier du Vercors. Nous nous retrouvâmes peu de temps après l’évasion, dans le village de la Drôme dont il était curé, et où il donnait aux Israélites, à tour de bras, des certificats de baptême de toutes dates, à condition pourtant de les baptiser :  » Il en restera toujours quelque chose…  » Il n’était jamais venu à Paris : il avait achevé ses études au séminaire de Lyon. Nous poursuivions la conversation sans fin de ceux qui se retrouvent, dans l’odeur du village nocturne.

— Vous confessez depuis combien de temps?

— Une quinzaine d’années…

— Qu’est-ce que la confession vous a enseigné des hommes?

— Vous savez, la confession n’apprend rien, parce que dès que l’on confesse, on est un autre, il y a la Grâce. Et pourtant… D’abord, les gens sont beaucoup plus malheureux qu’on ne croit… et puis…

Il leva ses bras de bûcheron dans la nuit pleine d’étoiles : « Et puis, le fond de tout, c’est qu’il n’y a pas de grandes personnes… »

Il est mort aux Glières.

Les deux phrases en gras me semblent en dire beaucoup plus sur la nature humaine qu’un long traité. Et trouve un écho particulier en ce temps de Carême où nous devrions peut-être nous priver en priorité de ce qui compte tant pour nous sans avoir en définitive plus d’importance que nos jouets d’enfants.

VB.NET. Comment faire un upload FTP ? en particulier sur un serveur dédié OVH

Problématique

Vous souhaitez uploader un fichier sur votre serveur dédié. Je précise bien qu’il s’agit du sens ordinateur local vers serveur, car du point de vue du serveur, il s’agit d’un download, et dans certaines administrations de serveurs, on n’est jamais sûr du point de vue dont il est question.

Et pour uploader un fichier, vous vous dites que vous aller écrire une fonction réutilisable parce qu’on est tout de même pas des bricolos. Non mais !

Vous regardez sur les sites techniques, vous tombez sur plusieurs options possibles : laquelle choisir ? Plus de souci, la mienne exposée ci-dessous, elle fonctionne bien et vous pouvez toujours l’adapter si mes noms de variables ne vous plaise pas, ce qui est votre droit le plus strict.

Et puis, il y a une deuxième question : comment nommé-je l’hôte, sachant que dans mon cas, il s’agit d’un serveur dédié OVH (dont je suis très satisfait d’ailleurs, du serveur et d’OVH). Vous aurez la solution en bonus.

NE SUIS-JE PAS D’UNE GRANDE CLÉMENCE ?

Solution

La fonction ne permet que de traiter les fichiers un par un. Vous pourriez l’adapter pour en traiter plusieurs. Mais l’objectif n’est pas de réécrire FileZilla tout de même ! Si ?

en posant les noms suivants pour les arguments :

  • srcFile : nom complet du fichier à envoyer (ex. « c:\images\janine.jpg »)
  • destWebSite : nom du site hébergé (ex. « www.ma-vie-mon-oeuvre.com »)
  • destDir : nom du répertoire dans le site (ex. « photos-de-vacances/2013/ »)
  • destFile : nom du fichier de réception (ex. « janine-a-la-plage.jpg » parce que vous aviez déjà un « janine.jpg » sur le serveur mais c’était au ski)

Public Function FTPUpload(ByVal srcFile As String, ByVal destWebSite As String, ByVal destDir As String, ByVal destFile As String) As Boolean

Dim ftp As System.Net.FtpWebRequest
Dim destURI As String

FTPUpload = False

On Error GoTo erreur

destURI = « ftp://ns123456.ovh.net/ » & destWebSite & « / » & destDir & « / » & destFile
ftp = DirectCast(System.Net.WebRequest.Create(destURI), System.Net.FtpWebRequest)
ftp.Credentials = New System.Net.NetworkCredential(ftpUser, ftpPassword)
ftp.Method = System.Net.WebRequestMethods.Ftp.UploadFile
ftp.KeepAlive = False

‘ lecture du fichier à envoyer
Dim bFile() As Byte = System.IO.File.ReadAllBytes(srcFile)

‘ upload proprement dit
Dim ftpStream As System.IO.Stream = ftp.GetRequestStream()
ftpStream.Write(bFile, 0, bFile.Length)
ftpStream.Close()
ftpStream.Dispose()
ftpStream.Flush()

FTPUpload = True

End Function

vous aurez noté soigneusement la syntaxe de l’URI de destination.

Bien entendu, vous pouvez aussi retirer les préfixes System.Net et System.IO si vous avez placé en tête de votre module respectivement : Imports System.Net et Imports.System.IO.

Enfin, Henri, dans un commentaire du 30/12/2014 précise que le solution, testée en VB.NET 2008 fonctionne telle quelle en version 2013. Ce dont je le remercie. Henri pas VB 2013.

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WordPress. Trier une requête selon deux champs

WordPress. Trier une requête selon deux champsProblématique

Vous souhaitez ordonner vos posts selon deux champs conjugués. Dans l’exemple qui me préoccupait, il s’agissait de trier par post_date DESC puis par post_modified DESC. Prenons donc cet exemple.

Le Codex WordPress vous indique ici la manière suivante :

Multiple ‘orderby’ values
Display pages ordered by ‘title’ and ‘menu_order’. (title is dominant):

$query = new WP_Query( array( 'post_type' => 'page', 'orderby' => 'title menu_order', 'order' => 'ASC' )

(sachant qu’il trie dans ce cas d’abord par ‘title’ puis ‘par menu_order’)

Je m’y suis peut-être mal pris en écrivant :

'orderby' => 'post_date modified', 'order' => 'DESC'

Mais le fait est que ça n’a pas fonctionné. En outre, on ne peut pas appliquer, par exemple, un ordre ASC à la première clef et un DESC à la seconde. Et une longue exploration m’a montré que je ne suis pas le seul à m’être cassé les dents là-dessus. Mais pas pour longtemps : têtu je suis, jeune padawan !

Solution

WordPress propose toujours des solutions. Mais il faut les trouver. En l’occurrence, il faut ajouter un filtre post_orderby (voir le codex WordPress ici) avant le query_posts($args) de la manière suivante :

add_filter(‘posts_orderby’, ‘my_posts_orderby’);
function my_posts_orderby($orderby_statement) {
$orderby_statement = « post_date DESC, post_modified DESC »;
return $orderby_statement;
}

Inutile évidemment dans ce cas de préciser dans la déclaration du $args, le classique ‘orderby’ => … et le ‘order’ => …

Et ne pas oublier le moment venu (après le query_args par exemple …) le :

add_filter(‘posts_orderby’, ‘my_posts_orderby’);

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Pour en savoir plus, quelques livres sur WordPress 

Synode sur la famille. Propositions du Cardinal Kasper.

Nous vous proposons une traduction des passages les plus saillants du document proposé par le Cardinal Kasper en introduction du Consistoire préparatoire au Synode sur la famille. Ce document semble avoir surpris plus qu’agréablement le Pape François.

LE PROBLÈME DES DIVORCÉS REMARIÉS (Walter Kasper)

[ … ] Il ne suffit pas de considérer le problème du seul point de vue de l’Église en tant qu’institution sacramentelle . Nous avons besoin d’ un changement de paradigme et nous devons – comme l’a fait le bon Samaritain – aussi envisager la situation du point de vue de ceux qui souffrent  et demandent de l’aide .

Tout le monde sait que la question des personnes divorcés et remariés est complexe et épineuse . [ … ] Que peut faire l’Église dans de telles situations ? On ne peut proposer une solution différente ou contraire à la parole de Jésus. L’indissolubilité du mariage sacramentel et l’impossibilité d’un nouveau mariage au cours de la vie de l’autre partenaire font partie d’une tradition de foi de l’Eglise qui ne peut pas abandonnée ou démantelée en se référant à une compréhension superficielle d’une miséricorde au rabais. [ … ] La question est donc de savoir comment l’Eglise peut répondre à cette double question de la fidélité et de la miséricorde de Dieu dans son activité pastorale concernant les divorcés remariés lors d’une cérémonie civile . [ … ]

Aujourd’hui, nous nous trouvons dans une situation similaire à celle du dernier Concile. Ainsi, il y avait alors, par exemple sur la question de l’œcuménisme et la liberté religieuse , les encycliques et les décisions du Saint-Office qui semblaient exclure d’autres moyens . Le Concile, sans violer la tradition dogmatique, a ouvert les portes . On peut se demander s’il n’est-il pas possible de favoriser un développement dans ce domaine également  ? [ … ]

Je me limiterai à deux situations qui, dans certains documents officiels sont déjà stipulées. Je souhaite me limiter uniquement aux réponses possibles. Donner une réponse , cependant, sera la tâche du Synode en accord avec le Pape .

Première situation

 » Familiaris consortio  » affirme que certains divorcés et remariés sont subjectivement convaincus en conscience que leur précédent mariage, irrémédiablement brisé, n’a jamais été valide . [ … ] Selon le droit canon , l’évaluation est de la responsabilité des tribunaux ecclésiastiques . Parce qu’ils ne sont pas « divino de jure », mais se sont développés historiquement, on peut se demander si le processus juridique doit être le seul moyen de résoudre le problème ou si d’autres procédures, plus pastorales et spirituelles, ne seraient pas possibles.

On pourrait penser que l’évêque peut confier cette tâche à un prêtre d’expérience spirituelle et pastorale en tant que pénitencier ou vicaire épiscopal .

Indépendamment de la réponse à une telle question , il convient de mentionner le discours du pape François du 24 Janvier , 2014 adressé au tribunal de la Rote romaine , qui stipule que la dimension juridique et la dimension pastorale ne sont pas en opposition . [ … ] La pastorale et la miséricorde ne sont pas opposées à la justice, mais, pour ainsi dire, sont la justice suprême, parce que derrière toutes les causes qu’ils peuvent examiner il y a non seulement un cas à examiner selon une règle générale , mais une personne humaine qui, en tant que telle, ne peut être un cas et a toujours une dignité unique . [ … ] Serait-il possible de décider du bien et du mal chez les personnes, dans le deuxième et le troisième exemple, sur la base des actes […] mais sans connaître la personne ni sa situation ?
DEUXIEME SITUATION

Il serait erroné d’essayer de ne résoudre le problème que dans un élargissement généreux de la procédure de nullité de mariage. Cela créerait l’impression dangereuse que l’Eglise procède de manière malhonnête en l’octroyant qui sont en fait des divorc »s . [ … ] Par conséquent , nous devons aussi examiner la question plus délicate de la situation du mariage conclu et consommé entre baptisés, où la communion du mariage est irrémédiablement brisée et où l’un ou les deux conjoints ont conclu un deuxième mariage civil .

Un avertissement nous a donné la Congrégation pour la Doctrine de la Foi en 1994 quand il a établi – et le pape Benoît XVI a réaffirmé lors de la réunion internationale des Familles à Milan en 2012 – que les divorcés remariés ne peuvent pas recevoir la communion sacramentelle, mais peuvent recevoir la communion spirituelle . [ … ]

Beaucoup seront reconnaissants pour cette réponse , qui est une véritable ouverture . Ceci cependant soulève plusieurs questions . En fait, celui qui reçoit la communion spirituelle est un avec Jésus-Christ . [ … ] Pourquoi donc ne peut-il pas recevoir également la communion sacramentelle ? [ … ] Certains prétendent que leur non-participation à la communion est un signe de la sainteté du sacrement. La question qui se pose en réponse est : ne s’agit-il pas d’une instrumentalisation de la personne qui souffre et demande de l’aide si nous ne faisons ni signe ni avertissement pour les autres ? Nous la laissons mourir de faim sacramentelle pour que d’autres puissent vivre ?

L’Église des premiers temps nous donne une indication qui peut servir d’issue au dilemme, issue que le professeur Joseph Ratzinger a déjà mentionné en 1972 . [ … ] Dans les églises locales, il existait un droit coutumier selon lequel les chrétiens qui, alors que leur premier partenaire de vie était toujours de ce monde, vivaient une seconde liaison, après une longue pénitence disposaient [ … ] non pas d’un second mariage , mais par la participation à la communion, d’une planche de salut . [ … ]

La question est bien au-delà de la rigueur et le laxisme : le chemin de la conversion, qui passe par le sacrement de la miséricorde, le sacrement de pénitence , n’est-il pas aussi la façon dont nous pouvons avancer sur cette question ?

Un divorcé remarié : 1 . s’il se repent de son échec dans le premier mariage , 2 . s’il a une reconnaissance précise des obligations du premier mariage , et s’il est définitivement exclu de renouer, 3 . s’il ne peut renoncer sans faute supplémentaire aux engagements du nouveau mariage civil , 4 . Si , cependant, s’efforce de vivre au mieux de ses possibilités le second mariage de la foi et d’éduquer ses enfants dans la foi , 5 . s’il a le désir des sacrements comme source de force dans sa situation , devons-nous ou pouvons-nous refuser, après un temps de réflexions sur ses nouvelles orientations , de «metanoia », le sacrement de la pénitence et ensuite de la communion ?

Ce chemin possible ne peut être une solution générale . Ce n’est pas la voie large de la multitude, mais le chemin étroit d’une partie probablement plus petite partie des divorcés remariés, sincèrement intéressé par les sacrements . Ne devrions-nous éviter le pire ici ? En fait , lorsque les enfants de parents divorcés remariés ne voient pas les sacrement, eux non plus ne trouvent pas ni le chemin de la confession et ni celui de la communion . Ne prenons-nous pas en compte que nous allons perdre la prochaine génération, et peut-être même la suivante ? Notre pratique ne s’avère-t-elle pas contreproductive ? [ … ]

LA PRATIQUE DE L’ÉGLISE DES ORIGINES

Selon le Nouveau Testament , l’adultère et la fornication sont des comportements incompatibles avec le nom de chrétien . Ainsi , dans l’Église primitive, après l’apostasie et l’assassinat, dans les péchés capitaux qui excluaient de l’Église , il y avait aussi l’adultère . [ … ] Sur ses questions historiques et exégétiques existe une vaste littérature, qu’il est presque impossible d’assimiler tant les interprétations divergent. On peut citer , par exemple , d’une part G. Cereti G. « Divorce, remariage et pénitence dans l’Église primitive », Bologne 1977 , 2013, et d’autre part H. Crouzel, « L’Eglise primitive face au divorce» , Paris, 1971 et J. Ratzinger , 1972 [ …] reproduit dans « L’Osservatore Romano » du 30 Novembre 2011.

Il ne fait cependant aucun doute que, dans les premiers jours de l’Église, dans de nombreuses Eglises locales , il y avait selon le droit coutumier, après un temps de pénitence, une pratique pastorale de tolérance , de clémence et d’indulgence .

Il faut peut-être comprendre, selon cette pratique, le canon 8 du concile de Nicée (325), dirigé contre la rigueur de Novatien . Ce droit coutumier est explicitement attesté par Origène, qu’il ne juge pas déraisonnable . Même Basile le Grand, Grégoire de Nazianze et quelques autres se réfèrent à lui . Il faut expliquer le « non déraisonnable  » par l’intention pastorale « d’éviter le pire « . Dans l’Église latine , par l’autorité d’Augustin cette pratique a été abandonnée au profit d’une pratique plus sévère. Même Augustin , cependant, dans un passage parle de péché véniel. Il ne semble pas avoir exclu de laisser ouverte une solution pastorale .

Aussi par la suite, l’Église d’Occident, dans les situations difficiles, par les décisions des synodes et autres a toujours cherché, et aussi trouvé des solutions concrètes. Le Concile de Trente [ … ] a condamné la position de Luther, mais pas la pratique de l’Église d’Orient . [ … ]

Les Eglises orthodoxes ont conservé, en conformité avec le point de vue pastoral des origines de la tradition de l’Eglise, le principe de l’oikonomia pour eux valable. A partir du VIe siècle, cependant , se référant à la loi impériale byzantine, elles sont allées au-delà de la position de tolérance pastorale , clémence et indulgence , en reconnaissant, outre l’adultère , d’autres motifs de divorce, qui considèrent la mort non seulement physique mais morale de l’obligation de mariage .

L’ Église d’Occident a suivi un autre chemin . Elle a exclutla dissolution du sacrement de mariage conclu et consommé entre baptisés, mais reconnaît le divorce, lorsque le mariage n’est pas consommé, et par privilège pétrinien et paulinien, pour les mariages non sacramentels . En outre cela, il existe des déclarations de nullité pour vice de forme; à cet égard cependant, on peut se demander s’ils ne sont pas mis au premier plan , de façon unilatérale et d’une point de vue juridique très tardivement dans l’histoire.

J. Ratzinger suggéré de reprendre à frais nouveaux la position de Basile. Ce semble être une solution appropriée, à la base de mes réflexions . Nous ne pouvons nous référer à l’une ou l’autre interprétation historique , qui reste controversée, ni même simplement reproduire les solutions des débuts de l’Église dans notre situation radicalement différente. Dans la situation mouvante actuelle, nous ne pouvons que reprendre les concepts de base et essayer d’atteindre le but d’une manière juste et équitable à la lumière de l’Evangile . »

Le péché originel. Une catéchèse de Benoît XVI (audience générale du 3 décembre 2008)

Toujours lumineux, Benoît XVI nous parle ici des « relations entre Adam et le Christ et la doctrine de saint Paul« . Je permets de la citer ici in extenso en espérant que le Saint-Siège ne m’en tiendra pas rigueur.

« Dans la catéchèse d’aujourd’hui, nous nous arrêterons sur les relations entre Adam et le Christ, dont parle saint Paul dans la célèbre page de la Lettre aux Romains (5, 12-21), dans laquelle il remet à l’Eglise les lignes essentielles de la doctrine sur le péché originel. En vérité, dans la première Lettre aux Corinthiens, en traitant de la foi dans la résurrection, Paul avait déjà présenté la confrontation entre notre ancêtre et le Christ:  « En effet, c’est en Adam que meurent tous les hommes; c’est dans le Christ que tous revivront… Le premier Adam était un être humain qui avait reçu la vie; le dernier Adam – le Christ – est devenu l’être spirituel qui donne la vie » (1 Co 15, 22.45). Avec Rm 5, 12-21 la confrontation entre le Christ et Adam devient plus articulée et éclairante:  Paul reparcourt l’histoire du salut, d’Adam à la Loi et de celle-ci au Christ. Ce n’est pas tellement Adam, avec les conséquences du péché sur l’humanité, qui se trouve au centre de la scène, mais Jésus Christ et la grâce qui, à travers Lui, a été déversée en abondance sur l’humanité. La répétition du « beaucoup plus » concernant le Christ souligne que le don reçu en Lui dépasse, de beaucoup, le péché d’Adam et les conséquences qu’il produit sur l’humanité, de sorte que Paul peut parvenir à la conclusion:  « Mais là où le péché s’était multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 20). La comparaison que Paul effectue entre Adam et le Christ met donc en lumière l’infériorité du premier homme par rapport à la prééminence du deuxième.

D’autre part, c’est précisément pour mettre en évidence l’incommensurable don de la grâce, dans le Christ, que Paul mentionne le péché d’Adam:  on dirait que si cela n’avait pas été pour démontrer l’aspect central de la grâce, il ne se serait pas attardé à traiter du péché qui « par un seul homme… est entré dans le monde, et par le péché est venue la mort » (Rm 5, 12). C’est pour cette raison que si dans la foi de l’Eglise a mûri la conscience du dogme du péché originel, c’est parce qu’il est lié de manière indissoluble avec l’autre dogme, celui du salut et de la liberté dans le Christ. Nous ne devrions donc jamais traiter du péché d’Adam et de l’humanité en le détachant du contexte du salut, c’est-à-dire sans les placer dans le contexte de la justification dans le Christ.

Mais en tant qu’hommes d’aujourd’hui, nous devons nous demander:  quel est ce péché originel? Qu’est-ce que Paul enseigne, qu’est-ce que l’Eglise enseigne? Est-il possible de soutenir cette doctrine aujourd’hui encore? Un grand nombre de personnes pense que, à la lumière de l’histoire de l’évolution, il n’y a plus de place pour la doctrine d’un premier péché, qui ensuite se diffuserait dans toute l’histoire de l’humanité. Et, en conséquence, la question de la Rédemption et du Rédempteur perdrait également son fondement. Le péché originel existe-il donc ou non? Pour pouvoir répondre, nous devons distinguer deux aspects de la doctrine sur le péché originel. Il existe un aspect empirique, c’est-à-dire une réalité concrète, visible, je dirais tangible pour tous. Et un aspect mystérique, concernant le fondement ontologique de ce fait. La donnée empirique est qu’il existe une contradiction dans notre être. D’une part, chaque homme sait qu’il doit faire le bien et intérieurement il veut aussi le faire. Mais, dans le même temps, il ressent également l’autre impulsion à faire le contraire, à suivre la voie de l’égoïsme, de la violence, de ne faire que ce qui lui plaît tout en sachant qu’il agit ainsi contre le bien, contre Dieu et contre son prochain. Saint Paul, dans sa Lettre aux Romains, a ainsi exprimé cette contradiction dans notre être:  « En effet, ce qui est à ma portée, c’est d’avoir envie de faire le bien, mais non pas de l’accomplir. Je ne réalise pas le bien que je voudrais, mais je fais le mal que je ne voudrais pas » (7, 18-19). Cette contradiction intérieure de notre être n’est pas une théorie. Chacun de nous l’éprouve chaque jour. Et nous voyons surtout autour de nous la prédominance de cette deuxième volonté. Il suffit de penser aux nouvelles quotidiennes sur les injustices, la violence, le mensonge, la luxure. Nous le voyons chaque jour:  c’est un fait.

En conséquence de ce pouvoir du mal dans nos âmes s’est développé dans l’histoire un fleuve de boue, qui empoisonne la géographie de l’histoire humaine. Le grand penseur français Blaise Pascal a parlé d’une « seconde nature », qui se superpose à notre nature originelle, bonne. Cette « seconde nature » fait apparaître le mal comme normal pour l’homme. Ainsi, l’expression habituelle:  « cela est humain » possède aussi une double signification. « Cela est humain » peut vouloir signifier:  cet homme est bon, il agit réellement comme devrait agir un homme. Mais « cela est humain » peut également signifier la fausseté:  le mal est normal, est humain. Le mal semble être devenu une seconde nature. Cette contradiction de l’être humain, de notre histoire doit susciter, et suscite aujourd’hui aussi, le désir de rédemption. Et, en réalité, le désir que le monde soit changé et la promesse que sera créé un monde de justice, de paix et de bien est présent partout:  dans la politique, par exemple, tous parlent de cette nécessité de changer le monde, de créer un monde plus juste. Et cela exprime précisément le désir qu’il y ait une libération de la contradiction dont nous faisons l’expérience en nous-mêmes.

Le fait du pouvoir du mal dans le cœur humain et dans l’histoire humaine est donc indéniable. La question est:  comment ce mal s’explique-t-il? Dans l’histoire de la pensée, en faisant abstraction de la foi chrétienne, il existe un modèle principal d’explication, avec différentes variations. Ce modèle dit:  l’être lui-même est contradictoire, il porte en lui aussi bien le bien que le mal. Dans l’antiquité, cette idée impliquait l’opinion qu’il existe deux principes également originels:  un principe bon et un principe mauvais. Ce dualisme serait infranchissable; les deux principes se trouvent au même niveau, il y aura donc toujours, dès l’origine de l’être, cette contradiction. La contradiction de notre être refléterait donc uniquement la position contraire des deux principes divins, pour ainsi dire. Dans la version évolutionniste, athée, du monde, la même vision revient. Même si, dans cette conception, la vision de l’être est moniste, on suppose que l’être comme tel porte dès le début en lui le mal et le bien. L’être lui-même n’est pas simplement bon, mais ouvert au bien et au mal. Le mal est aussi originel, comme le bien. Et l’histoire humaine ne développerait que le modèle déjà présent dans toute l’évolution précédente. Ce que les chrétiens appellent le péché originel ne serait en réalité que le caractère mixte de l’être, un mélange de bien et de mal qui, selon cette théorie, appartiendrait à l’étoffe même de l’être. C’est une vision qui au fond est désespérée:  s’il en est ainsi, le mal est invincible. A la fin seul le propre intérêt compte. Et chaque progrès serait nécessairement à payer par un fleuve de mal et celui qui voudrait servir le progrès devrait accepter de payer ce prix. Au fond, la politique est précisément fondée sur ces prémisses:  et nous en voyons les effets. Cette pensée moderne peut, à la fin, ne créer que la tristesse et le cynisme.

Et ainsi, nous nous demandons à nouveau:  que dit la foi, témoignée par saint Paul? Comme premier point, elle confirme le fait de la compétition entre les deux natures, le fait de ce mal dont l’ombre pèse sur toute la création. Nous avons entendu le chapitre 7 de la Lettre aux Romains, nous pourrions ajouter le chapitre 8. Le mal existe, simplement. Comme explication, en opposition avec les dualismes et les monismes que nous avons brièvement considérés et trouvés désolants, la foi nous dit:  il existe deux mystères de lumière et un mystère de nuit, qui est toutefois enveloppé par les mystères de lumière. Le premier mystère de lumière est celui-ci:  la foi nous dit qu’il n’y a pas deux principes, un bon et un mauvais, mais il y a un seul principe, le Dieu créateur, et ce principe est bon, seulement bon, sans ombre de mal. Et ainsi, l’être également n’est pas un mélange de bien et de mal; l’être comme tel est bon et c’est pourquoi il est bon d’être, il est bon de vivre. Telle est la joyeuse annonce de la foi:  il n’y a qu’une source bonne, le Créateur. Et par conséquent, vivre est un bien, c’est une bonne chose d’être un homme, une femme, la vie est bonne. S’ensuit un mystère d’obscurité, de nuit. Le mal ne vient pas de la source de l’être lui-même, il n’est pas également originel. Le mal vient d’une liberté créée, d’une liberté dont on a abusé.

Comment cela a-t-il été possible, comment est-ce arrivé? Cela demeure obscur. Le mal n’est pas logique. Seul Dieu et le bien sont logiques, sont lumière. Le mal demeure mystérieux. On l’a représenté dans de grandes images, comme le fait le chapitre 3 de la Genèse, avec cette vision des deux arbres, du serpent, de l’homme pécheur. Une grande image qui nous fait deviner, mais ne peut pas expliquer ce qui est en soi illogique. Nous pouvons deviner, pas expliquer; nous ne pouvons pas même le raconter comme un fait détaché d’un autre, parce que c’est une réalité plus profonde. Cela demeure un mystère d’obscurité, de nuit. Mais un mystère de lumière vient immédiatement s’y ajouter. Le mal vient d’une source subordonnée. Dieu avec sa lumière est plus fort. Et c’est pourquoi le mal peut être surmonté. C’est pourquoi la créature, l’homme peut être guéri. Les visions dualistes, même le monisme de l’évolutionnisme, ne peuvent pas dire que l’homme peut être guéri; mais si le mal ne vient que d’une source subordonnée, il reste vrai que l’homme peut être guéri. Et le Livre de la Sagesse dit:  « Les créatures du monde sont salutaires » (1, 14 volg). Et enfin, dernier point, l’homme non seulement peut être guéri, mais il est guéri de fait. Dieu a introduit la guérison. Il est entré en personne dans l’histoire. A la source constante du mal, il a opposé une source de bien pur. Le Christ crucifié et ressuscité, nouvel Adam, oppose au fleuve sale du mal un fleuve de lumière. Et ce fleuve est présent dans l’histoire:  nous voyons les saints, les grands saints, mais aussi les saints humbles, les simples fidèles. Nous voyons que le fleuve de lumière qui vient du Christ est présent, il est fort.

Frères et sœurs, c’est le temps de l’Avent. Dans le langage de l’Eglise, le mot Avent a deux significations:  présence et attente. Présence:  la lumière est présente, le Christ est le nouvel Adam, il est avec nous et au milieu de nous. La lumière resplendit déjà et nous devons ouvrir les yeux du cœur pour voir la lumière et pour nous introduire dans le fleuve de la lumière. Et surtout être reconnaissants du fait que Dieu lui-même est entré dans l’histoire comme nouvelle source de bien. Mais Avent veut aussi dire attente. La nuit obscure du mal est encore forte. C’est pourquoi nous prions dans l’Avent avec l’antique peuple de Dieu:  « Rorate caeli desuper« . Et nous prions avec insistance:  viens Jésus; viens, donne force à la lumière et au bien; viens là où dominent le mensonge, l’ignorance de Dieu, la violence, l’injustice; viens, Seigneur Jésus, donne force au bien dans le monde et aide-nous à être porteurs de ta lumière, artisans de paix, témoins de la vérité. Viens Seigneur Jésus! » © Copyright 2008 – Libreria Editrice Vaticana